Chapitre 2 (1/2) – Chroniques de Salfia Tome 1

Certains chapitres ont étés coupés pour être plus digestes. Je sais que la plupart d’entre vous n’apprécieraient pas de devoir lire pendant 30 minutes sur un blog. ^^


Chapitre 2 : Le sada hamere

Les trois compagnons marchaient depuis peu.

-« Dîtes-moi, où allez-vous? » se renseigna Jallie.

-« Nous allons sur l’île de Gesil. C’est une île de l’archipel de Nasakua, qui est située au nord-ouest d’ici et de Salfia en général », expliqua Joll.

Il avait déjà le réflexe de lui exposer les choses en détail, comme s’il savait déjà ce qu’elle ignorait ou non. Jallie, maline, comprit immédiatement qu’elle n’était pas la première sirionîte qui croisait la route de ce Joll. Pourtant les filles de couvents ne quittaient jamais ces derniers. Il devait connaître une pejûle. Cette éventualité poussa l’adolescente à se méfier un peu plus de ce duo. Peut-être que le dénommé Dellas avait joué la carte du détesteur de Dasim pour l’amadouer. C’est alors qu’elle se trouva un brin paranoïaque. Après cette réflexion intense, elle reprit la discussion.

-« Pourquoi vous voyagez? »

-« Nous… cherchons ma mère. Elle a disparu. Elle allait rendre visite à des amis sur cette île. Elle n’est pas revenue. Cela fait longtemps, alors nous sommes venus la chercher » lui dit Dellas.

-« Ah… Vous n’avez pas peur qu’elle soit morte? » émit Jallie, se rendant compte trop tard qu’elle manquait cruellement de tact.

-« Ornael est une femme forte. Je ne pense pas. Nous la trouverons, un jour ou l’autre », répondit calmement Joll.

-« Au fait c’était une belle démonstration tout à l’heure Dellas! » s’enjoya Jallie pour changer de sujet.

-« Pas sûr qu’un jour tu arrives à en faire autant », dit-il en lui adressant un clin d’œil.

Dellas Gomfore était un jeune homme de taille plutôt bonne, aux cheveux châtain clair, très souriant. Il avait des yeux marron, était vêtu d’une armure de cuir légère et de vêtements de couleurs plutôt exotiques. Il portait à l’épaule son arc, dans son dos se trouvait un carquois de flèches bien rempli ainsi qu’un petit sac, et à sa taille étaient rangées deux dagues. Il avait aussi des couteaux de lancer attachés sur le torse.

-« Pour ça il faudrait d’abord déterminer son appartenance », commenta Joll.

-« Mon appartenance? » répéta la jeune fille.

-« Oui. L’appartenance est le style de combat d’une personne, pour simplifier. Il y a différentes appartenances. Nous en connaissons 5, mais ce sont simplement des regroupements, ils sont non-exhaustifs et certaines personnes ont des pouvoirs uniques qui n’y sont pas classés, et n’y seront peut-être jamais », lui expliqua Joll.

-« Et comment trouve-t-on son appartenance? »

-« C’est ce que tu as envie de faire, ce qui te correspond. »

-« Et vous, vous êtes quoi par exemple? » demanda Jallie, à qui cela paraissait aussi abstrait qu’à vous, cher lecteur.

-« Eh bien Dellas est un dlarito, cela signifie <<artificiel>> et <<to>> est l’équivalent du suffixe <<er>> de notre langue, désignant celui qui pratique. Un dlarito est un combattant qui utilise des armes ou son propre corps pour combattre. Il existe de nombreuses spécialités. Dellas est spécialisé dans l’utilisation des lames courtes et des armes de distance comme tu peux le voir. »

-« Et vous? »

Elle vouvoyait encore Joll, car ce dernier en imposait par son physique et son caractère visiblement bien trempé. Son âge et son relatif calme apparent en rajoutaient.

-« Moi je suis à la fois dlarito, spécialisé dans le combat à main nue, et levito, <<levi>> signifiant sceau. Un levito utilise des sceaux pour lancer un peu de tous les sorts, ça dépend. Pour cela le levito touche un sceau précis et lié à un sort, pour ensuite l’envoyer. Très souvent les sceaux sont tatoués sur le corps du levito, comme tu peux le voir sur mes épaules et mon torse. Mais certains utilisent des sceaux sous forme de parchemins, ou un peu des deux. »

-« C’est génial! Qu’y a-t-il d’autre? Quelles sont les 3 autres appartenances? » s’exclama Jallie, impatiente.

-« Les Daffilesto, Hazato et Kallato. Je te les expliquerai en temps utile. Quand tu auras appris ce que chacun est, tu pourras souvent reconnaître l’appartenance d’une personne en la voyant. Tout le monde sait que Dellas est un dlarito agile en le voyant. La langue utilisée pour les noms d’appartenances, entre autres, est »

-« L’ancien Galter, je sais. On m’en a souvent parlé au couvent », interrompit Jallie.

-« Bien. Dommage qu’elles ne vous l’apprennent pas. Mais tu devras aussi découvrir quel est ton élément de prédilection. Cet élément est celui avec lequel tu as une affinité. Tu ne le choisis pas », précisa Joll.

-« Et comment je saurai lequel c’est? »

-« Tu sentiras quelque chose de spécial en contact avec lui. Tu comprendras quand tu le croiseras », répondit alors Dellas.

-« Et vous c’est lequel? » demanda Jallie pendant qu’une charrette passa à coté d’eux en les saluant, salutations rendues.

-« Le mien c’est le feu, aouille! » répliqua Dellas, agitant sa main en mimant une brûlure.

-« Le mien est l’eau. Bien plus agréable », enchaîna Joll en regardant Dellas avec un air sarcastique.

-« Arrête tes bêtises sérieusement », répliqua Dellas en tentant de pousser son père de l’épaule. Ce dernier esquiva et l’attrapa par le cou pour mimer un étranglement en lui frottant le cuir chevelu. »Aïe, arrête! c’est bon! »

Les père et fils étaient joyeux, cela faisait très plaisir à Jallie qui n’avait connu que le sérieux et la piété des pejûles. Elle se mit à rire nerveusement. Elle sentait déjà un bon voyage s’annoncer avec cette rencontre, aussi hasardeuse que productive.

Plus tard durant le voyage; quand la nuit commença à tomber, Jallie demanda à Joll comment ils se dirigeaient.

-« A l’aide d’une boussole, bien sûr! Et d’une carte! Tiens regarde », répliqua Joll en déroulant ladite carte devant sa nouvelle amie. Nous sommes ici », dit-il en désignant à quelques millimètres près le couvent de Bafalsa, qui se situait au sud. « Notre but est cette île », continua-t-il en montrant l’île la plus au nord-ouest de l’archipel de Nasakua. »Nous traverserons plusieurs îles avant d’y arriver. Des questions? »

-« Non c’est bon », infirma Jallie en souriant.

Joll était quelqu’un de chaleureux. Elle le sentait.

-« Tant mieux parce que moi j’ai la dalle! » lança Dellas.

Jallie se demandait ce qu’il voulait dire par là, quand elle aperçut une charrette tirée par deux créatures très étranges. Ces créatures étaient poilues, mais pourtant possédaient des ailes. Cependant, elles ne pouvaient apparemment pas voler. Elles battaient de leurs ailes pour maintenir leur corps droit, leurs pattes arrière étant disproportionnées par rapport à leur très grandes pattes avant. Ces bêtes étaient munies de griffes et d’un bec étrange, comme courbé vers le bas. Leur pelage bleuté était très beau et à l’apparence douce et chaude. Quand la charrette s’arrêta elle resta bouche bée devant ces créatures.

-« Surprise? » remarqua Joll. »Cela s’appelle des berlegues. Ce sont les principales montures sur le grand continent. »

-« Le grand continent? »

-« Oui, c’est le continent principal de Salfia. Un nom qui manque d’imagination n’est-ce pas? » fit Joll en souriant.

Pendant ce bref instant, Dellas parlait au marchand ambulant.

-« Bonjour, nous voudrions trois grands bols de soupe de chihag s’il vous plait », demanda poliment Dellas.

-« Bien sûr », répondit le marchand en descendant de sa charrette. »Cela vous fera 18 chri ». Le marchand sortit une grande bouteille opaque d’une caisse de sa charrette, et remplit les trois bols que Dellas lui avait tout juste donnés, pendant que ce dernier lui préparait l’argent. »Vous avez de la chance », dit le marchand, »elle est encore bien chaude! »

-« Parfait! » s’écria Dellas, visiblement ravi.

Les deux hommes firent l’échange, puis le marchand rondelet remonta sur sa charrette.

-« Bon appétit, mes amis! » leur cria-t-il en partant.

-« Tiens », dit Dellas en tendant deux bols à son père. « Regarde ça Jallie », enchaîna-t-il en montrant une pièce de couleur bronze de l’autre main. »Ceci s’appelle un chri. C’est la monnaie de tout Salfia, prends-le! Ce sera ton premier! » dit-il en lançant la pièce à Jallie qui la rattrapa de justesse.

-« Merci. »

-« Allons manger, on se trouve un bois confortable, et on dort », intervint Joll.

-« Bien parlé! » répliqua Dellas.

Trois bols. Jallie fut quelque peu émue de voir que les deux hommes lui avaient acheté sa nourriture.

-« Ce marchand était gentil », remarqua la jeune fille.

-« En ces temps, tout le monde essaie de garder le sourire, le contact avec les autres en est le meilleur moyen. Saleté de Doln », pesta Dellas.

-« Au fait, qui est Doln, exactement? » interrogea Jallie.

-« Tu veux dire qu’est-ce que c’est », rectifia Joll en s’asseyant contre l’arbre qu’il avait choisi. »C’est le monstre gigantesque qui dévaste des villes depuis La Faille. Je ne sais pas à quoi il ressemble, je ne l’ai jamais vu. C’est une vraie plaie. Au moins quand on ira en mer, on aura plus aucune chance de le croiser. Et ça ne me dérange pas. »

-« Tiens », dit Dellas en tendant un bol à Jallie.

-« Merci beaucoup. Vous êtes des gens géniaux. Mais au fait, c’est quoi le chihag? »

-« De la viande pour faire simple », expédia Joll.

-« Ah ». Elle goutta une gorgée de soupe. »C’est très bon! »

-« Faut dire que la nourriture des couvents doit pas être fameuse… Mais c’est vrai que c’est bon », confirma Dellas en souriant.

-« Nous sommes à côté de la route, demain nous serons sans doute réveillés par une charrette. Nous nous entraînerons un peu avant de partir », prévit Joll.

Jallie avait déjà fini son repas, car elle était affamée. Elle regardait Joll. C’était un homme qui imposait sa présence. Il était plus grand que son fils, et était très bien bâti. Il avait de longs cheveux noirs coiffés en dreadlocks moyennement épais. Ses yeux étaient noisette, d’un marron profond. Il possédait des gants de cuirs et rien d’autre en haut. Il avait des tatouages sur les épaules et le torse, à l’évidence ses sceaux. Il portait des bottines de cuir, un large pantalon noir, et avait quelques morceaux de cuir en lamelle accrochés à la ceinture. A la gauche de sa taille, il portait une gourde bleu aigue-marine, remplie d’on ne savait quoi. Dellas l’interrompit dans ses pensées.

-« Tu as mangé bien vite, dis! Tu ne le montrais pas mais tu avais très faim! »

-« Oui, c’est vrai », admit-elle avec un petit sourire gêné.

-« Tiens prend le reste, tu en as plus besoin que moi. Comme le dit mon père, il faut manger pour grandir et être fort comme un markas! »

-« Euhmm.. merci Dellas. »

Plus tard les compagnons s’endormirent tous trois, Jallie la première.

Le lendemain matin la jeune fille se réveilla. Elle entendait le bruit d’une charrette au loin, probablement passée. Bizarrement, elle était seule. Soudain, une tête à l’envers poppa devant la sienne. C’était Dellas.

-« Alors, bien dormis? » s’enquit-il joyeusement.

-« Très bien… » elle remarqua qu’il était pendu à une corde. »Comment tu fais ça? »

-« Bah j’ai une flèche encordée, accrochée à ma ceinture. C’est très utile pour se frayer son chemin. C’est quoi ça? » poursuivit-il en lui enlevant son pendentif.

Il le fit en une seconde, sans qu’elle ne le sente vraiment.

-« Eh! C’est personnel, rends-le moi! » s’exclama la jeune fille qui tentait de reprendre son bien. Mais Dellas évitait sa main avec une aisance remarquable… même déconcertante.

-« Ici! Non là! Va falloir être plus rapide si tu le veux vraiment! Haha! »

-« La plaisanterie a assez duré. Rends-le moi. »

-« D’accord, tiens », dit-il finalement en retombant à terre. »Tu as l’air d’y tenir dis-moi. »

-« Oui, c’est le souvenir d’une amie chère. »

-« Dans ce cas garde-le précieusement. »

-« Où est Joll? »

-« Il est allé te chercher quelques trucs. Et si je t’entraînais à l’arc en attendant? » proposa le jeune homme en souriant.

-« Volontiers », répondit immédiatement l’adolescente.

Elle était contente d’enfin apprendre à se défendre. Les deux jeunes gens marchèrent quelques mètres avant de se placer face à un gros arbre à l’écorche rugueuse. Dellas montra à Jallie comment tenir l’arme.

-« Tu le tiens comme ça, tu tires la flèche vers toi et… tu la lâches d’un coup pour qu’elle s’élance », expliqua Dellas en tirant sur l’arbre. »Tu vois ça? » dit-il en récupérant sa flèche, »ce trou sera le centre de la cible, ton objectif. »

-« Très bien! » affirma Jallie en prenant l’arme.

Elle tenait l’arc et se rendait compte qu’il était un peu grand pour elle. Elle remarqua aussi en tendant la corde, que cela était bien plus dur qu’elle le pensait. Elle tira et la flèche atterrit au pied de l’arc. Dellas eut un fou rire. Jallie le regarda une fraction de seconde sans rien dire, puis recommença.

-« Tiens le droit jusqu’au bout, sois ferme! »

Jallie écouta les conseils de Dellas et tira une seconde flèche. Celle-ci atterrit sur l’extrémité droite de l’arbre. Dellas ricana. Une voix sortit de derrière Jallie.

-« Qui était tireur d’élite à son âge? » intervint Joll.

Il portait un sac et quelque chose d’attachée dans son dos.

-« Eh bien moi », répondit calmement Dellas.

-« Elle ne s’est pas entraînée pendant des années, elle. »

-« Pas faux. »

-« Entraîne-toi, Jallie, et tu deviendras forte. Et surtout n’oublie pas: un combattant sait être humble. Dellas lui ne le comprend pas vraiment. J’espère que toi tu le feras. »

-« Oui je le ferai. Je n’oublierai pas d’où je viens. »

-« Parfait, j’ai quelques choses pour toi », annonça Joll en souriant et en déposant son sac, il sortit ce qu’il avait dans le dos. »Voilà une arbalète. C’est globalement plus précis et plus facile à manier qu’un arc. Le carquois de carreaux qui va avec. Et voici un poignard. Ça te servira si tu es en danger. »

-« Merci beaucoup. Je ne sais quoi vous dire… »

-« Tu m’as l’air de quelqu’un de sincère et qui connaît la valeur des choses. C’est un plaisir de t’avoir avec nous. »

-« C’est vrai on t’aime bien! » intervint Dellas.

-« Merci, moi aussi je vous apprécie. »

-« Et j’ai autre chose. Des échantillons. On va savoir quel élément est le tien. »

-« Comment on va faire?? »

-« Simple. Tu vas les mettre un par un sur le coté droit de ta poitrine. C’est là que se situe l’âme et l’énergie interne, ou maul vitarri, en ancien galter. »

-« D’accord », acquiesça la jeune fille en faisant un grand oui de la tête.

-« Il y a 9 éléments. Le feu, la glace, l’eau, la foudre, la terre, l’air, la lumière, l’obscurité, et le chaos. Ce dernier est une sorte d’énergie rouge et noir, infligeant de gros dégâts et est certainement le plus puissant de tous. C’est aussi le plus rare. Les 8 autres se valent à-peu-près », commenta Joll avant de renverser le sac sur le sol. »A toi. »

-« Oui. »

Jallie commença par prendre un petit tissu trempé. Elle le plaqua sur sa poitrine et attendit quelques secondes. Rien ne se passa. Elle reposa le tissu un peu plus loin. Dellas et Joll la regardait sans rien dire. Elle prit ensuite la bougie, elle n’eut pas le temps de dire que celle-ci était éteinte que Dellas fit un geste de la main qui l’alluma. Elle l’approcha alors de sa poitrine à quelques centimètres. Rien de plus que la chaleur de la flamme. Elle reposa la bougie et passa à une boule de terre. Rien non plus. Elle ramassa alors une petite boule de verre, noire à l’intérieur. Visiblement l’artefact contenait de l’énergie obscure. Il ne se passa rien une fois de plus. Elle passa alors à un bout de métal légèrement électrifié. Elle se demanda alors où Joll avait pu trouver tous ces objets. Elle plaqua le morceau sur sa poitrine. Elle ressentit la même tension que dans sa main, rien de plus. Elle prit alors un glaçon et recommença l’opération. Elle sentit un mouvement indescriptible dans sa poitrine, comme des vents, une boule de vents… En voyant son visage surpris, Dellas prit la parole.

-« La glace, tiens. On va peut-être pas s’entendre finalement… »

-« Très bien! » s’exclama Joll, »la glace est un élément honorable, ils le sont tous. »

-« Super… Qu’est-ce que ça signifie? »

-« Eh bien ça veut dire que tu es plus résistante qu’autrui au froid. Et que comme Dellas te l’a montré, tu pourras utiliser la glace à ta guise, et la faire apparaître. Mais cela s’apprendra sur le long terme. »

-« D’accord », acquiesça Jallie.

-« Bien, entraîne-toi quelques minutes avec ton arbalète, et nous partirons. »

Jallie s’attela à la tâche. Elle sortit un carreau du carquois. Elle le planta sur la droite de l’arbre, un peu moins éloigné du centre que la dernière flèche. Le deuxième carreau alla un peu trop à gauche, mais c’était bien mieux. Le troisième alla presque dans le mille.

-« La chance du débutant », justifia Dellas.

Après quelques tirs déjà plutôt satisfaisants, les trois compagnons prirent la route ensemble. Quelques instants plus tard, Jallie ne pouvait déjà plus retenir sa soif de savoir.

-« Dis-moi Dellas, qu’est-ce que tu peux faire avec le feu?? » demanda la jeune fille.

-« Pas grand chose à vrai dire. C’est loin d’être ma spécialité… » dit-il avant de lui faire une petite démonstration.

Dellas fit apparaître devant lui une flamme de quelques centimètres de haut, flottant dans le vide.

-« Ah, et toi Joll? »

-« J’ai une certaine maîtrise, bien que je n’aie pas le niveau d’un kallato. »

Joll commença à faire des mouvements larges et secs vers l’avant et de l’eau jaillissait en formant comme des fouets qui fendaient l’air. Ces fouets étaient d’un bon mètre de long et d’environ 30 centimètres de large.

-« Waouh! Je pourrai faire ce genre de chose? Oui je le ferai, j’apprendrai à maîtriser mon élément, ça va être génial! » s’exclama Jallie.

-« C’est ça l’esprit! » réagit Joll, ravi.

Les trois compagnons rirent ensemble. Le soir commençait à tomber. Les compagnons marchaient toujours.

-« Dis-donc, on voit toujours pas le bout de cette forêt… » remarqua Jallie.

-« Elle est très grande, à l’image de notre monde », répliqua Joll.

-« Oui. C’est parce que c’est une forêt qu’il n’y a aucun village? Tout ce que j’ai vu pour l’instant c’est une maison isolée… »

-« Oui, il y a peu d’habitations dans la forêt de Bafalsa. Peu de gens osent s’écarter des routes ici… »

-« Avec ce qui m’est arrivé l’autre jour, je comprends pourquoi… Enfin viv »

-« Chut! » interrompit Joll en tendant l’oreille.

Les deux jeunes humains se turent. Joll attendit un instant avant de reprendre la parole.

-« Je pense que l’on est suivis. Je n’ai pas entendu grand-chose, mais l’intuition ne trahit pas. »

-« Oh non… » tressaillit Jallie, qui ne put s’empêcher d’avoir peur.


A suivre, comme on dit 😉

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