Chapitre 4 (1/2) – Chroniques de Salfia Tome 1

Chapitre 4, toujours en découpe.


Chapitre 4 : L’archipel de Nasakua

-« L’île de Granda? » répéta Jallie.

-« Ouais, c’est l’île qui fait le plus d’échanges avec Grandatum. Un grand lien commercial », lui précisa Joll. »C’est pourquoi on devra abandonner le bateau et finir à la nage. Et éviter de se faire remarquer. Ils seront au courant avant que l’on arrive. Avec les hitchkis les nouvelles vont très vite. »

-« Les hitchkis? »

-« Ce sont de petits oiseaux rosâtres très forts pour leur poids et facile à éduquer. Ils ont un grand sens de l’orientation. Bref les messagers parfaits », renseigna Dellas.

-« Ah oui, j’en avais entendu parler je crois. Mais pourquoi ne pas contourner l’île de Granda et aller directement à la prochaine? » proposa la jeune blonde.

-« Regarde », dit Joll en lui montrant sa carte de tissu à nouveau. »La prochaine après celle-ci est l’île de Merchaï. Elle est trop loin pour qu’on puisse y aller sans récupérer de carburant, d’eau de Kil. L’eau de Kil c’est l’eau spéciale dont je t’avais parlé qui produit une vapeur puissante. Elle permet aussi de récupérer un peu plus vite que l’eau normal si tu la bois. Mais légèrement. Bref on peut pas », minauda Joll, avant de reprendre la parole quelques secondes plus tard, l’air d’avoir eu une idée. »Ou sinon… On reste éloignés de la plage, on coupe le moteur, et on envoie Dellas voler de l’eau de Kil! »

-« Pourquoi pas l’acheter? Puisqu’on peut », répliqua le fiston.

-« Parce qu’on est sûr de rien avec l’argent. Je pensais en reprendre un peu avant de partir, mais avec les événements j’ai oublié », justifia son père. »De plus, l’eau de Kil coûte un certain prix, tu le sais. On pourrait ne plus pouvoir manger. »

-« Quoi, plus pouvoir manger à cause d’un bidon de carburant? » railla sa progéniture.

-« Pas un, si on fait tout le chemin il nous en faudra plusieurs. On en paiera quelques-uns, pas tous. Et tant qu’à en voler, autant voler le premier pour éviter de te faire voir, c’est plus prudent. »

-« Mmh.. ton raisonnement tient. »

-« Évidemment! Et puis depuis quand tu as des problèmes à voler ton prochain? »

-« On fait comme ça alors! » intervint Jallie.

-« Ça marche », répondit Joll.

-« Dellas fait tout le boulot pendant que nous on reste tranquille! » taquina l’adolescente avec un grand sourire narquois.

-« Tu y prends trop goût, toi », rétorqua le jeune homme.

*****

-« On y est! » annonça Joll en coupant le moteur.

-« Bon, à tout à l’heure! » salua son enfant en plongeant prestement dans l’eau de mer.

Quand il fut loin, Joll s’adressa à sa jeune amie.

-« Il est plein de vie hein », émit-il avec un doux sourire bienheureux.

-« Oui, ça c’est le moins qu’on puisse dire. »

-« Il ne devrait pas mettre longtemps. »

-« Espérons-le. Et aussi espérons qu’il ne se fasse pas attraper. »

-« Dellas Gomfore, se faire attraper? »

Joll éclata de rire comme pas permis. On devait l’entendre à des kilomètres.

« Ahaha, toi t’en as de bonnes tu sais. C’est un voleur hors-pair. T’inquiète pas pour ça va, il sait s’y prendre. Il est doué. Ce n’est d’ailleurs pas mon cas. Il a déjà essayé de m’apprendre mais c’est vraiment pas mon truc. »

-« Chacun son talent », dit Jallie, qui n’était pas surprise de cet aveu.

-« Oui, et toi tu dois trouver le tien. »

-« Exact. En tout cas je me sens très bien ici », lui avoua la jeune fille en regardant autour d’elle.

-« En quel honneur? » interrogea Joll.

-« En fait, j’avais toujours un peu peur, sur le grand continent. A cause de Doln. Bien que je ne sache pas à quoi il ressemble, il m’effraie. »

-« La peur de l’inconnu est la plus grande de toutes. Mais pourquoi tu te sens mieux ici, jeune fille? »

-« Parce que Doln ne nous atteindra pas ici, voyons! »

Elle souriait. Joll la regarda comme s’il comprenait quelque chose à l’instant. Il la considéra sérieusement.

-« Tu crois vraiment être en sécurité ici? »

-« Eh bien… oui, pourquoi? » s’inquiéta Jallie en arrêtant de sourire. »Il peut nous atteindre en mer? Je croyais qu’il ne quittait pas le grand continent? »

-« En effet, il ne le quitte pas, que je sache. Mais en mer il y a pire que Doln. »

-« Comment ça? » s’exclama Jallie.

-« Il y a Sahon. Il est pareil que Doln, en pire. Il détruit tout ce qui est à sa portée. Tout ce que les gens ont pu voir, c’est son gigantesque aileron dorsal. Tu sais que Doln signifie cupidité? Eh bien Sahon signifie péché en ancien galter. Tu sais mieux que moi ce qu’est un pêché je suppose », assura Joll en reprenant un petit sourire.

-« Une mauvaise action vis-à-vis de Sirion… Mais je ne savais pas qu’il y avait aussi un monstre géant dévastateur en mer… »

-« Voyons, ne t’inquiète pas tant. Ça ne changera rien. »

-« Malheureusement. »

-« Il paraît même qu’il y a une créature encore plus destructrice que Doln et Sahon réunis, qui elle arpente les cieux. Toute machine volante aurait du souci à se faire. »

-« Tu crois que c’est vrai? »

-« Non, cela me paraît trop gros. En tout cas je comprends bien pourquoi on ne t’en a pas parlé. Ton couvent se trouvait sur terre, tu étais censée y vivre jusqu’à ton dernier souffle, alors on ne t’a parlé que de ce qui te concernait. »

-« Dis, Joll… Les sirionîtes ont toujours été aussi nombreux et influents sur Salfia? »

-« Non. Ils étaient une religion comme une autre avant. Mais depuis La Faille, un sacré paquet de choses ont changé. Surtout celle-ci. Comme quoi il faut que les gens croient qu’on les ait punis pour se mettre à croire en quelque chose. C’est d’une stupidité. Mais les sirionîtes ne sont pas aussi dominants qu’ils te l’ont dit. Sirion a un peu plus de fidèles que les autres dieux, mais ça reste relativement léger. »

-« Mh », acquiesça l’ancienne sirionîte.

Elle reprit alors le sourire en changeant de sujet.

« Parle-moi de la princesse qu’on a vue, s’il te plaît. »

-« La princesse Flécha Holonien. Issue d’une famille de reines honnêtes, ce qui est assez rare pour être remarqué. Une jeune harnassienne connue pour sa beauté, presque légendaire, ainsi que pour le vol de sa place et le retournement de son peuple contre elle. Ses parents sont morts un jour, et le conseiller de la famille royale a déclaré avoir connaissance d’informations compromettantes pour la famille Holonien. Il les donna au peuple qui, à cause de son talent pour l’éloquence, le crut sur ses foutaises. La princesse âgée alors de 2 ans fut exilée du territoire. Par chance, elle fut suivie par un petit garçon presque aussi jeune qui s’était déjà attaché à sa personne. Le protecteur royal, qui la nourrit, dans les forêts qui entourent Jotorn. Les deux ont grandi, et la princesse compte probablement réparer cette injustice. Et les voilà à Grandatum. »

-« Tu dis <<ses foutaises>>, comment sais-tu qu’il a menti? »

-« C’était il y a 18 ans. Mon meilleur ami était encore là. Frennks était encore là. Il le savait, et je lui fais absolument confiance. »

Jallie ne dit rien. Elle se rappela de Dellas. Il lui avait conseillé de ne rien dire là-dessus, et Joll n’avait pas l’air prêt à en parler. Un silence plutôt long eut lieu. Brisé lorsqu’une ombre apparut au loin.

-« Le voilà! » s’écria Jallie.

Dellas continuait de nager vers eux. Il monta ensuite sur le bateau, trempé. Il sortit le bidon de l’eau de mer.

-« Tadaaa! Alors heureux? »

-« Très bien fils! Allons-y! »

Le paternel versa une partie du bidon dans le moteur.

-« Pourquoi tu ne verses pas tout d’un coup? Ça t’évitera d’avoir à recommencer l’opération. »

-« Il y a une quantité maximum. Sinon tu te doutes bien qu’il le ferait », répliqua Dellas.

Bien plus tard, les compagnons arrivèrent près d’une île.

-« Si on a bien suivi la boussole, et qu’elle marche ce qui devrait être le cas, c’est l’île de Merchaï qui se trouve devant nous », calcula Dellas.

-« Il vaut mieux. Il vaut mieux. »

Joll dirigea le bateau vers les petits quais qu’il y avait. Il ralentit puis arrêta le moteur. Il prit les petites clés.

-« Comment peut-on fermer un moyen de transport? » demanda Jallie.

-« Cela verrouille l’ouverture du moteur. Inutile de voler un bateau s’il s’arrête très vite sans qu’on puisse le recharger. Mesure de sécurité contre les gens comme nous. S’ils l’avaient utilisée, on aurait été bien embêtés. Mais c’est pas le cas! », conclut Joll en ricanant.

Son fils rit à son tour, puis Jallie le fit comme par réflexe. Les trois compagnons marchèrent sur le petit quai puis sur le sable jaune et fin de la plage de Merchaï. La plus jeune cogitait un peu à propos de la philosophie de ses compagnons. Les Gomfore n’hésitaient pas à voler. Ils évitaient mais savaient malgré tout qu’il fallait parfois faire des entorses aux codes moraux pour réussir et survivre. Il fallait parfois se montrer égoïste, dans son intérêt. Mais cela ne les empêchait pas d’être des gens bons, prêts à aider leur prochain. C’était un bon compromis que la future femme approuvait. Les compagnons arrivèrent devant une taverne à terrasse ouverte. Ils aperçurent une situation un peu particulière, même pour une taverne.

-« Va te faire foutre, couard », clama haut et fort un très grand et large homme chauve, en armure sombre.

-« Répète ça pour voir, puholicide », provoqua calmement un galter aux poils jaune foncé, face à l’homme.

Il était entouré de trois autres galters, deux aux poils verts et un aux poils rouge très foncé.

-« J’ai dit : va te faire foutre, couard », reprit le grand homme avec détermination.

Après moins de deux secondes de regard, le galter dégaina sa hache à double tranchant et frappa l’humain, qui bloqua avec son espadon(énorme épée, encore plus grosse qu’une claymore), puis décapita le galter. Deux autres se jetèrent sur lui, l’un avec une lance, l’autre avec une épée à double tranchant. L’homme esquiva sur sa gauche et frappa d’un coup qui brisa la lance du galter rouge foncé, puis envoya un coup de pied frontal qui repoussa le vert. Ce dernier bouscula Jallie. Joll l’entoura de son bras par réflexe protecteur. L’autre galter vert lança d’un mouvement de la main une flamme dont le grand homme se protégea avec son espadon. L’autre s’était relevé et attaqua à nouveau. Cette attaque n’atteignit pas sa cible car le grand homme avait mit son arme en barrage qui transperça le cou du galter vert à épée. Le rouge sauta à la gorge de l’homme pendant que le galter vert utilisant le feu ne savait comment agir, de peur de blesser son compagnon. L’homme jeta violemment à terre son adversaire et lui écrasa le cou de son pied. L’autre galter se mit alors à fuir, mais l’homme ramassa le bout de lance à terre et le lança dans le dos non protégé du dernier assaillant, qui tomba au sol.

-« Qu’on me laisse boire en paix. »

Jallie se redressa et les trois compagnons avancèrent alors. Elle regarda Joll en attendant une explication, qu’il lui donna.

-« Cet homme en armure que tu as vu, est Hodgar Figan. Il vient de Puhud, ville réputée pour le pouvoir absolu de chez absolu que possèdent ses souveraines, appelées puholes. Il n’a pas supporté cela, l’histoire a mal fini pour sa souveraine. Depuis il est célèbre. C’est le seul qui ait tenu tête, directement, à une puhole depuis bien longtemps. Ça c’est la version courte. Très courte. »

-« Comment a-t-il fait pour survivre? La puhole n’était pas protégée? » demanda intelligemment Jallie.

-« Si, bien sûr. Mais tu l’as vu, peu osent s’opposer à lui, surtout avec sa force de caractère. Il a <<pissé au cul>> de la puhole. Littéralement », dit Joll en ricanant avec un grand sourire. »Il lui a ôté sa robe et lui a uriné sur la raie », ajouta le guerrier qui s’empêchait visiblement, non sans mal, d’éclater de rire. »Et il l’a tuée. Quand tu vois ça, t’oses pas dire quoi que ce soit, il faut être honnête. »

-« C’est l’histoire préférée de mon père, comme tu peux le voir », commenta Dellas.

-« Oui, je vois ça. »

-« Je suis fan de ce type », précisa Joll en souriant comme s’il faisait un aveu.

-« Moi je suis fan de moi », dit son fils, ironique.

-« Écoutez-moi le celui-là », rétorqua Jallie.

-« Voilà le magasin d’outils », trancha l’intéressé.

C’était un store en bois. Il y avait de tout et n’importe quoi là-bas.

-« On voudrait deux réservoirs d’eau de Kil, si vous voulez bien », dit Joll.

-« Bien sûr voyageurs », acquiesça la vendeuse en ramassant deux bidons derrière elle. Elle les posa sur le comptoir. »100 chri. »

-« 100? C’est bien cher je trouve », répondit le quadragénaire.

-« Le voyage depuis Kil est long et semé d’embûches. »

-« Mmh, c’est vrai », conclut le client en donnant 10 grosses pièces.

-« En vous remerciant. »

-« Pas de quoi », dit Joll en partant.

Plus tard, en mer, Dellas dormait sur un des deux bancs du bateau, pendant que Jallie regardait par-dessus bord, et que Joll réfléchissait. »Et si ils ne savent rien? Et si elle était vraiment morte? » se prit à penser l’homme large.

-« Joll, ça va? »

-« Moui, oui », assura-t-il, extirpé de ses songes.

-« Tu t’inquiètes pour ton épouse? » devina la jeune fille.

-« Eh bien oui, vois-tu. Quand tu auras trouvé l’âme sœur, si tu y parviens, tu comprendras. »

-« C’est bien. »

-« Comment ça? »

-« Si tu t’inquiètes, c’est que tu l’aimes fort, non? Donc c’est bien. »

-« Pas s’il lui est arrivé quelque chose de grave. »

-« On verra. Quel est notre prochain arrêt? »

-« L’île la plus à l’ouest des îles Jakamo. Il ne faudra pas traîner. »

-« Pourquoi cela? »

-« Et bien parce que si les îles de Jakala et Jakamo se sont séparées, ainsi que leur tribu qui n’en formait qu’une, c’est à cause d’une divergence de points de vue. Il se trouve que les jakalis sont un peuple très respectueux et ouvert. Les jakamos sont très fermés aux étrangers et n’hésitent pas à leur trancher la gorge quand ils ne leur plaisent pas. Ils protègent farouchement leur territoire. C’est pourquoi nous nous dirigeons vers le bord est de l’île. Ainsi nous serons sûrs, en longeant l’île vers l’ouest, de trouvé le point ouvert. C’est là où beaucoup d’étrangers vivent et passent, on ne risque pas grand-chose. Mais on ne s’attardera pas pour plus de prudence. »

-« Dans ce cas, autant ne pas s’arrêter. On a bien pris deux bidons non? »

-« Certes. Mais on devra manger. C’est l’idée… »

-« Pourquoi n’a-t-on pas pris à manger sur l’île de Merchaï, dans ce cas? »

-« Eh bien… parce que la cuisine jakamo est délicieuse et à prix réduit », avoua Joll avec un sourire hébété.

-« Mais pourquoi les jakamos ont-ils créé un point ouvert, s’ils n’aiment pas les étrangers? »

-« Ils n’en ont pas créé un, c’est juste un endroit qui est devenu comme ça, et Dellas et moi lui avons donné un nom. Les premières fois que l’on venait sur l’île de Gesil, on ne le connaissait pas. Voyager était alors une tâche plus risquée », expliqua Joll avec un coup d’œil en l’air.

-« Qu’est-ce qui vous est arrivé? » questionna l’ancienne fille de couvent.

-« On a eu quelques soucis avec la population locale, des choses et d’autres… »

-« Je vois… »

-« Au fait je dois te dire. On va faire un plus long arrêt sur l’île d’Acarne. On doit passer voir des amis. »

-« Je croyais qu’ils étaient tous sur l’île de Gesil. »

-« Presque. Il y a un vieux couple sur celle-là. Ils vivent dans une maison, non loin de la plage. Nous les connaissons parce qu’ils sont amis avec nos amis de l’île de Gesil. »

-« Ah. Et qui sont vos amis de Gesil, au fait? »

-« La fille de feu mon ami Frennks Leonarde, Dyûl. Et le voisinage qui nous connaît bien et nous accueille chaque fois de manière chaleureuse et unique. Tu verras, l’île de Gesil est un endroit marginal et très sympathique. Les gens y sont très gentils. Ça va te plaire. »

-« Comme quoi j’ai bien fait de sortir du couvent, hein! »

Sur ces mots, Jallie se remémora Loria. Cette fille si innocente et bonne. Cette humaine aux yeux magnifiques. Deux émeraudes. Elle manquait beaucoup à l’aventurière. « Il fallait faire un choix » se rassura-t-elle. De toute façon elle avait promis de revenir la voir, et elle tiendrait sa promesse. Elle pensa alors à sa queue. Elle devait presque atteindre les 25 centimètres, du moins c’est l’impression que Jallie ressentait. Elle n’avait pas gratté depuis Grandatum. C’était bon signe. Elle ne se sentait toujours pas d’en parler à ses compagnons. Était-ce la honte? Peut-être. La peur? Certainement pas. Ou alors l’envie d’avoir son secret. Joll avait le sien, il ne parlait pas de son ami défunt. Les pensées de la jeune fille virèrent alors vers Tilia. Elle aimerait la revoir, la convaincre de la vacuité de sa religion. Et lui dire qu’elle avait réussi. Du moins jusque-là, c’était une réussite. Elle avait trouvé de bons amis, avait appris de bonnes choses et plus encore. Elle avait vu des gens célèbres. Le Bar Thanos, énigme des plus mystérieuses. La princesse Flécha Holonien, une des merveilles du monde. Le protecteur royal Clav Korun, un homme incroyablement fidèle. Hodgar Figan, certainement l’un des hommes les plus téméraires de Salfia. Tout cela en quelques jours. Le couvent paraissait si loin. Jallie effleura son pendentif, fait d’une feuille en or et d’une boule de cristal turquoise, le cadeau de son amie de longue date. Il se mit alors à pleuvoir, ce qui eut pour effet de réveiller Dellas.


J’espère que ça vous plait de plus en plus, merci de me lire 🙂

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