Comment Garder la Motivation d’Ecrire?

Bonjour à tous les créateurs et bienvenue sur Tisseurs d’Histoires et de Mondes,

LE blog des créateurs indépendants.

En voilà une bonne question pendue à pas mal de lèvres.

 

Selon des statistiques relativement récentes, 1/5 français aurait un livre en cours d’écriture. Ces stats nous montrent par ailleurs qu’il s’agit souvent d’UNE française, l’écriture ayant donc une prédominante féminine. Pas vraiment étonnant selon moi. Ceci dit c’est bien l’homme que je suis qui tient ce blog et qui va vous éclairer autant qu’il le peut sur la motivation à l’écriture.

Si bon nombre de personnes (plus de 10 millions de français selon ces stats) se lancent dans la création de contenu littéraire, il semblerait bien que peu d’entre eux arrivent au bout de leur oeuvre. LA question est donc :

 

Pourquoi? (toute ressemblance avec un youtubeur célèbre s’avère fortuite)

Une question qui ne sert pas à grand chose comme vous pouvez le constater, car la réponse est dans le nom de l’article : le manque de motivation. Cette douce sensation qui accompagne nos premiers pas dans la mise en page de notre bouquin finit malheureusement par s’estomper si on ne sait comment la conserver. Le début est forcément agréable, on commence à créer notre oeuvre, notre monde et nos personnages. Un moment qui possède un charme, une certaine magie.

Et je vous assure que cette magie peut rester.

 

1)

La première raison de démotivation que je peux cibler (j’en suis pas mal victime pour La Légende du Marin Pourpre, mon autre roman), est le découragement dû à la complexité de ce qui nous attend.

En effet, il peut être simple de commencer à mettre en place la base de notre univers, la base de notre scénario, alors que la suite s’avère être ardue. Tout simplement parce que partir de rien n’est pas difficile en écriture. Alors que quand on a déjà des personnages, une logique, des événements etc, il faut accorder le tout, surtout si l’on a un scénario complexe.

 

Diverses choses sont à savoir si c’est votre cas. (si cela ne vous est jamais arriver, ça viendra)

 

Premièrement, ON DESTRESS! Calmez-vous, posez-vous un instant, détendez-vous et réfléchissez à tête reposer. C’est comme en maths, il faut éclaircir le problème pour le résoudre plus aisément. Les choses, surtout en écriture, paraissent souvent plus compliquées qu’elles ne le sont. Avancez étape par étape, et ça ira tout seul. Si vous essayez de tout régler d’un coup ça va être dur. Occupez-vous de l’univers et de son fonctionnement (là les auteurs d’heroïc fantasy commencent à transpirer XD), puis des personnages, puis du scénario.

L’univers tout d’abord. Inutile de chercher à tout mettre dès le premier roman(oui parce que si vous avez un univers complexe je suppose bien qu’il tiendra sur plusieurs tome…). Regardez les autres oeuvres célèbres, du Seigneur des anneaux à Riddick en passant par Witch Song ou Les Chevaliers d’Emeraude, le premier tome/film est simple, et c’est dans le 2ème et les suivants que cela se complexifie chacun à son rythme. Il y a certes des exceptions, comme Game of Thrones, mais tout le monde ne peut pas être George Martin, sans oublier que ce dernier avait de l’expérience avant cette série de roman, et qu’il sait sans doute comment tout simplifié pour son esprit. D’ailleurs, si on décortique bien, l’univers et le scénario de GoT n’est pas si compliqué. Il suffit encore une fois de se poser et de comprendre pour voir qu’il s’agit de chose simple avec le recul.

Le recul, mémorisez bien ce mot. Si une idée vous parait complexe, alors sauvegardez et arrêtez pour le moment. Dans la journée et le lendemain votre esprit assimilera les choses si vous y pensez et vous simplifierez automatiquement les choses.

 

Deuxièmement, allez-y mollo. Lisez d’autres oeuvres, de préférences du même genre que ce que vous faîtes. Vous remarquerez dans presque tous les cas, avec, encore une fois, un minimum de recul, que ces auteurs ne se cassent pas la tête. Que ce soit dans Le seigneur des Anneaux, dans Star Wars, dans Witch Song, dans Les Chevaliers d’Emeraude, dans Hunger Games, dans Divergente, dans Saint Seiya… Leurs scénarios sont  simples! Vous n’êtes pas forcés de faire du compliqué pour plaire, d’ailleurs de nos jours surtout les gens aiment la simplicité et ne pas se casser la tête, sinon la télé-réalité ne serait pas là. Idem pour l’écriture. Certains écrivains mettent un vocabulaire de pur malade dans leur livre, c’est certes impressionnant, mais est-ce vraiment utile? Dans certains cas comme Witch Song d’Amber Argyle, oui, car cela donne son ambiance au roman. Mais dans la plupart c’est de la poudre aux yeux, même si le livre reste très bon. Alors si vous n’êtes pas avocat et que vous désirez écrire, ne vous en privez pas! Tout le monde peut écrire avec un minimum syndical de vocabulaire (il n’y a qu’a voir moi…). Je vous le dis comme je le pense. Un lion n’a pas besoin de vous dire qu’il est dangereux, seul ce petit caniche hargneux en a besoin. Pareil pour les écrivains. On reconnaîtra un bon écrivain par son scénario et univers maîtrisés, ses personnages, leurs rapports et développement(#Nonpoint), la façon dont il transmet ses idées et le but de son oeuvre etc. Un langage d’avocat ne changera pas le fond de votre oeuvre.

 

2)

La deuxième raison conduisant à cette fichue démotivation que je peux cibler (j’en ai été victime au début) est la précipitation. Ce sujet mérite un article entier si non plusieurs, que je ferai un jour soyez-en certain. Nous voulons toujours allez trop vite dans tout dans la vie. Et l’écriture ne fait pas exception (désolé ma chérie, rien de personnel tu comprends…). Plusieurs raisons sont en cause.

 

On a premièrement la volonté de finir vite son roman. Que ce soit dans l’espoir de rapidement gagner de l’argent (faîtes pas genre) ou tout simplement pour le plus vite possible avoir sa belle oeuvre adorée dans les mains et la fierté qui l’accompagne, on veut conclure le roman. Vite. Quick. Rapido. Maaaaaaaaiiiiiiiiss…. Non. Pas moyen les gens. On peut pas terminer un roman en moins de deux mois Il faut du temps. Le temps d’écrire. Le temps d’avoir des idées qui viennent, l’inspi c’est pas sur commande. Le temps de corriger les fautes d’ortho-grammaire. Le temps de corriger les incohérences qui nous font tant ch*** en tant que scénaristes. Le temps d’arranger les choses et les mettre en page, comme par exemple la carte du monde ou le lexique. Alors non, vous ne pouvez finir votre bouquin et annoncer fièrement à ceux qui doutaient de lui que vous l’avez bouclé. Il va falloir être patient. Mais profitez du processus plutôt que de vous focalisez sur le but. C’est si bon de mettre ses idées dans une oeuvre et de faire vivre ses personnages…

 

On a deuxièmement ensuite, la volonté (c’est surtout celle-là dont j’ai été victim…#Nonpoint°2) d’aller à l’essentiel. Vous voyez probablement de quoi je parle. Oui oui. Ce moment épique que vous voulez écrire, cette dispute et se changement de camp de ce perso badass, cette révélation sur le scénario, cette apparition de votre perso préféré… Eh bien il faut savoir mettre son mal en patience (je hais ce mot) et faire les liens. Par faire les liens j’entends écrire tout ce qu’il y a entre ce moment A que vous appréciez, et ce moment B que vous attendez avec autant d’impatience (j’aime ce mot-là en revanche). C’est parfois dur de trouver des idées (il y aura un article sur l’inspiration so don’t worry) mais cela vient à un moment ou un autre. Ne vous inquiétez pas pour votre idée géniale en suspens, vu comme vous l’adorez, vous ne risquez pas de l’oublier…

 

3)

La troisième raison de démotivation que je peux cibler est un poison qui nous touche, beaucoup d’entre nous si ce n’est tous. Cette p***** de confiance en soi! Alors je vais y aller direct :

 

Premio, certains se disent qu’ils n’en sont pas capable. Je déteste entendre ça. SI d’autres le fait, vous n’êtes pas plus bête, vous pouvez le faire. Regardez JK Rowling. Elle n’est pas une surfemme. C’est simplement une femme qui a décidé d’écrire dans un moment dur de sa vie. Elle a donné naissance à ses personnages (pas très complexes d’ailleurs, comme quoi inutile d’aller chercher hyper loin pour être efficace), elle a coucher sur le papier son univers qu’elle a complexifié pas à pas, et elle a fini avec une série de roman à succès! (Harry Potter pour les caverneux). Toutes les célébrités autant qu’elles sont, des écrivains aux chanteurs en passant par les catcheurs et les acteurs, sont des êtres humains tous ce qu’il y a de plus normaux. Chacun a son histoire, ses problèmes, ses défauts… Ils ont juste fait leur truc. A vous de faire le vôtre.

 

Deuxio, on peut trouver certains passages, voire beaucoup, de notre roman niais, vides ou incomplets. On a alors l’impression d’être un amateur qui fait un travail pas sérieux sur une oeuvre qui au fond ne vaut rien.

FAUX! (encore une fois, toute ressemblance avec un youtubeur célèbre s’avère fortuite)

Vos idées sont bonnes, il faut juste décerner le bon du mauvais. Il y a du bon en tout, comme du mauvais. Alors si le pitch de votre scénar semble niais, analysez pourquoi. Vous finirez par trouver ce qui cloche. Et pour répondre à votre question silencieuse, oui, il y a quelque chose qui cloche, ou vous n’auriez pas cette sensation. Ce qui est niais vient souvent d’un truc un peu bête du scénario ou d’un dialogue niais. Changez alors ce dialogue et tout ira bien, ça m’est arrivé et après correction on se sent bien d’avoir une oeuvre qui ne laisse rien au hasard. Pour cela gardez en tête que ce que vous écrivez, la première fois comme les suivantes, n’est pas figé. Oui, vous le modifierez plus tard, un bouquin c’est pas un statut facebook! Faites attention aussi au plagiat, ou aux ressemblances trop grandes. Si vous en avez l’impression, c’est souvent que c’est le cas.

Si un passage vous semble vide, c’est souvent aussi que c’est le cas. Mais attention, c’est aussi très trompeur! Relisez-le, et analysez pourquoi il est là. Parfois on se dit que c’est pour rien, alors qu’en fait l’utilité est d’apprendre un truc sur l’univers, un personnage ou autre au lecteur. Alors que nous, en tant que créateur, on le sait déjà pour sûr! Ce qui donne au bout du compte l’impression que ça sert à rien, qui est dans ce cas fausse.

Ensuite, si un passage vous semble incomplet, c’est probablement parce qu’il manque une idée à vous, un dialogue, une précision, ou des détails. Relisez et rajoutez ce qui a besoin de l’être.


Troisio, on peut penser que notre oeuvre manque d’originalité, voire que l’on a rien a apporter au monde de l’écriture (ou autre si vous  faîtes autre chose). Alors si votre scénario, vos personnages, votre univers, vous semblent bateau, c’est probablement à cause d’une impression de déjà vu. Il faut alors rajouter ce qui fera de votre idée une idée différente, pas forcément en tous points, mais au moins sur un.

Un exemple perso que vous pouvez constater. Dans les Chroniques de Salfia, on a le monstre marin gigantesque Sahon (petit spoil sur le chapitre 4, mais c’est le pitch de base alors pas grave). Tous ceux ayant joué à Final Fantasy X feront le rapprochement! Je ne m’en cache pas, c’est de là que vient l’idée, d’où le nom de la bestiole (=péché). Mais il n’y a pas que cela, loin de là! Il y a aussi Doln sur terre, l’éventuel démon des cieux, le lien avec La Faille etc. C’est tout ce pitch là qui rend le scénario original, quels qu’en soient les inspirations externes.

Bien sûr que votre oeuvre est inspirée directement ou non d’une ou plusieurs autres! Comme tout le monde voyons. On se base sur se que l’on connait.

Ensuite il y a la question de ce que l’on a a apporter à la littérature. Il n’y a pas que le scénario qui peut faire cela.

Exemple n°1: Walking Dead. Des survivants à une invasion zombie. Scénario original? Euh… Non. Mais l’interprétation des zombies, les personnages et leur relations et psychologies rend cette oeuvre différentes!

Exemple n°2: HP Lovecraft. Il n’avait pas de scénario dantesque, mais son style a créée un nouveau genre de littérature.

Exemple n°3: L’autobiographie de Chris Jericho. Les autobiographies de catcheurs, y en a un paquet! Pourtant celui-ci a plus fait parler de lui. Plus jeune, je connaissais son existence contrairement à celles d’Edge, Mick Foley, Batista, Shawn Michaels, Rick Flair etc. La raison est un humour qui parsème le livre et les événements racontés. Rien de bien incroyable, mais il a ajouté son petit truc.

Voilà 3 petits exemples qui me viennent comme ça. Sachez que je fais ce que je vous conseille, je sais ce que j’apporte. Pour les Chroniques de Salfia, qu’est-ce que j’apporte, moi?

Un scénario original tout d’abord. Des personnages anti-clichés pour la plupart. Un style d’écriture bien a moi, où j’insère mon petit mot d’humour externe en tant que narrateur là où les autres racontent l’histoire sans vous rappeler à aucun moment que c’est l’homme/femme qui vous raconte cette histoire. Une nouvelle vision sur la création de monde. En effet, j’ai remarqué que beaucoup de mondes sont créés, de Westeros à Spira, et pourtant, aucun d’entre eux ne pousse le principe plus loin. En effet, si l’on crée un monde, alors pourquoi autant de choses sont identiques au nôtre?

Bref, je sais ce que j’apporte au monde de la littérature. A vous de savoir ce que vous apportez. Il y a forcément une chose que vous pouvez apporter, aussi infime soit-elle, même si vous n’en avez pas l’impression. Ce sera peut-être un twist, un dialogue, un personnage, une ville, que sais-je…


 

Je conclurai donc cet article en vous disant d’écrire par plaisir surtout. Si vous voulez commencer un nouveau roman un plein milieu d’un autre, pourquoi pas? C’est l’occasion de changer de registre, et de revenir vers le premier la tête pleine d’idée. Faîtes cependant attention à ne pas vous éparpillez à la moindre idée de scénario ou univers. Il est facile de se perdre. Il faut savoir faire la différence entre une envie et un caprice, si je puis m’exprimer ainsi.

Bonne création à tous! 😉

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