L’utilité d’un plan pour écrire un roman

Bonjour à tous les créateurs et bienvenue sur Tisseurs d’Histoires et de Mondes, LE blog des créateurs indépendants.

Au début je ne faisais ABSOLUMENT aucun plan. Je me disais que je faisais partie de ceux qui fonctionner en freestyle. J’avais tort. Non pas que ces gens-là n’existent pas, mais si tel est le cas je n’en fais pas vraiment partie.

Pourquoi?

Parce que je pense que faire un plan est nécessaire lorsque notre récit est relativement complexe.

Y’en a-t-il vraiment qui croient que Tolkien y est allé en mode freestyle pour Le Seigneur Des Anneaux? Mh, j’en doute. En tout cas pas moi.

Sans faire de hiérarchie de qualité, il faut bien admettre que certains romans sont plus complexes que d’autres, bien plus même.

Ça peut être l’univers. Si on veut un lore ultra poussé avec un monde en constante expansion, résultat d’une histoire millénaire gorgée de conflits politiques, évolutions technologiques et progrès sociaux, le tout tenté de magie pour « bordeliser » la chose, ce sera plus difficile d’avancer à tâtons sans savoir où l’on veut aller que si on écrit un Twilight-like.

Ça peut être les personnages, de la même manière. Avec 2 personnages principaux, un faire valoir lambda n’ayant pas de réel développement/évolution et une poignée de personnages secondaires servant principalement nos deux héros sans avoir leurs vraies vies à côté, on peut facilement avancer sans plan. Au pire il faudra reprendre un paragraphe. Mais si les personnages sont aussi nombreux et évolutifs que dans Le Trône de Fer (Game of Thrones, pour les intimes), je vous défie immédiatement d’écrire tout ça sans prévoir à l’avance où vous voulez que tout ce beau monde se dirige. Vous allez vite tisser un récit incohérent ou forcé.

Ça peut être le scénario, découlant d’ailleurs des deux points précédents. Vouloir écrire un thriller remplit de twists surprenants et magnifiquement amenés s’étalant sur 6 tomes exigera forcément un plan en amont. Je vois mal comment faire sans.

Au début, on peut se dire que faire tout cela ne nécessite pas absolument un plan détaillé un minimum.

Et ça marche…

Au début. Lorsque le premier twist amené est plus ou moins forcé par l’incorporation au roman d’une nouveauté, lorsque les personnages sont accrochés artificiellement à la ligne rouge ou que l’univers n’est pas régit par assez de règles encore pour qu’elles se contredisent.

Mais arrivé un certain stade, on finit souvent par comprendre que notre oeuvre est décousue, forcée, facile.

Et c’est là que je me suis dit, personnellement :

« Je ne voulais pas faire de plan pour éviter de me prendre la tête. Maintenant, je me dit qu’un plan réfléchit en amont m’aurait beaucoup moins prit la tête que devoir gérer tout ce merdier qui n’a pas de sens ou qui ne correspond pas à mes attentes en terme de complexité. »

La plupart d’entre nous sont capables d’écrire Twilight sans plan. Aucun d’entre nous n’est capable d’écrire Le Trône de Fer sans plan.

Je pense que la différence entre les freestyleurs et les méthodiques se fait sur qui sera capable d’écrire Harry Potter sans plan. (ou une autre oeuvre à-peu-près moyenne en terme de complexité)

Je suis probablement plus du côté du freestyle, et peut-être l’êtes vous aussi, mais parfois il faut accepter de faire un plan pour gérer les choses.
Honnêtement, c’est pas si fastidieux, et ça n’empêche pas de commencer un ou deux chapitres pour se mettre dans le jus avant de passer à la corvée.

Pour faire une oeuvre complexe, qui correspond à nos attentes de scénario twisté et de qualité scénaristique, ça vaut le coup.

A la prochaine sur Tisseurs d’Histoires et de Mondes. 😉

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