Les Alignements (création de personnages)

Bonjour à tous les créateurs et bienvenue sur Tisseurs d’Histoires et de Mondes,

LE blog des créateurs indépendants.

Quand on parle de personnages, il faut savoir qu’ils peuvent être rangés dans diverses catégories. Une façon de faire assez connue est la grille d’alignements.

C’est une grille de neuf cases, allant (en abscisse) de loyal à chaotique en passant par neutre et (en ordonnée) de bon à mauvais en passant par neutre. (abscisse = horizontale & ordonnée = verticale, ndla)

Les caractéristiques en question sont, tout compte fait, assez simples.

Bon. La bonté d’un personnage se mesure à sa tendance à faire des choses bienveillantes, sauver des gens, aider des inconnus, sauver le monde etc. C’est donc un personnage relativement « gentil ».

Mauvais. La méchanceté d’un personnage se mesure à sa tendance à faire des choses malveillantes, vouloir détruire le monde, réduire les royaumes en esclavages, abuser sexuellement d’un autre personnage, ce genre de joyeusetés. C’est donc un personnage relativement « méchant ».

Neutre (en ordonnée). La neutralité, au sens de l’axe bon/mauvais, se mesure à la non-tendance d’un personnage à être bienveillant ou malveillant. Il est entre le « gentil » et le « méchant », soit parce qu’il agit au cas par cas (par égoïsme par exemple), soit parce qu’il est détaché de l’intrigue.

Loyal. La loyauté d’un personnage se mesure à sa tendance à respecter la hiérarchie de façon volontaire, à suivre des codes bien précis en rapport avec les normes/règles/lois de l’univers dans lequel il est. C’est donc un personnage relativement « stable ».

Chaotique. Le chaos (rien à voir avec le 9ème élément dans les Chroniques de Salfia 😉 ) d’un personnage se mesure à sa tendance à ne pas respecter la hiérarchie, les lois et règles. Il agit soit sans prendre les règles diverses en compte, soit justement en faisant en sorte de les bafouer. C’est donc un personnage relativement « instable ».

Neutre (en abscisse). La neutralité, au sens de l’axe loyal/chaotique, se mesure à la non-tendance d’un personnage à respecter ou non la hiérarchie, à suivre ou bafouer les règles/normes/lois. Il est entre le « stable » et l’ « instable », agissante au cas par cas vis-à-vis des règles et de la hierarchie, voire suivant ces dernières malgré lui.

Ce qui nous donne cette grille :

Personnellement, j’ai un faible pour les personnages chaotiques et neutres (dans les deux sens). Ce sont généralement les moins prévisibles et les plus profonds.

Cet outil permet donc de classifier de manière pratique et ludique des personnages pour mieux comprendre leur création et mieux en créer.
Dark Vador serait par exemple dans la case Loyal Mauvais, là où Rick Grimes serait en Neutre Bon et Tyler Durden en Chaotique Neutre.

Pour plus d’exemples et d’explications sur pourquoi tel personnage est dans telle case, je vous suggère la version vidéo, en lien en fin d’article.

A savoir que très souvent, les héros (surtout dans le cas des œuvres pour jeunes comme les shônens) sont des Loyal Bon. Quant aux antagonistes principaux, ils sont le plus souvent des Neutre Mauvais (un peu la case du méchant qui veut juste être méchant).

Donc si vous voulez être originaux, un héros Chaotique Bon et un méchant Loyal Mauvais permettrait de mettre quelques subtilité dans votre oeuvre, je pense. Bien sûr l’originalité peu venir d’ailleurs, ce n’est qu’une piste. Un personnage principal neutre (en ordonnée, donc ni bon ni mauvais) serait intéressant aussi.

Concernant cette grille, j’ai ma propre façon de l’utilité, plus précise et pratique. (plus précise sans trop l’être, car il faut garder à l’esprit que les catégories ont pour but de simplifier les choses, donc il faut passer par des simplifications, sinon il y aurait une case par personnage et ce serait peu utile…)

Il s’agit toujours d’abscisse et ordonnée, mais avec plus de positions possibles, en utilisant des scores de -3 à 3 dans les deux sens, ce qui permet au passage de noter cela dans la fiche de votre personnage sans fichier image. (même si vous pouvez juste mettre le nom de sa catégorie, la grille de base n’étant pas difficile à mémoriser)

Ainsi, -3 en ordonnée représente le mauvais absolu là où 3 représente le bon absolu. -3 en abscisse représente le chaotique absolu et 3 représente le loyal absolu.

On a donc 7 points/positions dans les deux sens.

0 représente le neutre.

-1 et 1 représentent une position d’entre deux, par exemple 1 en ordonnée donne un personnage pile entre le neutre et le bon.

-2 et 2 représentent une position claire, par exemple 2 en ordonnée donne un personnage bon.

-3 et 3 sont exceptionnels, représentent une position extrême, qui à elle seule défini le personnage ou presque. Par exemple 3 en ordonnée donne un personnage extrêmement bon, faisant tout pour agir bien en toute circonstance, un perso donc le premier truc que l’on dit de lui est qu’il est « gentil ». Cette note est vraiment à garder pour les exceptions, le Joker (dans Batman, ndla) aurait par exemple -3 en abscisse car il est absolument chaotique. -3 et 3 sont donc des notes qui ne doivent pas se balader dans vos persos et rester exceptionnelle, j’insiste là-dessus (à moins que vous n’ayez que des persos extrêmes, mais ce serait chaud bouillant)

On note donc en format Chiffre1.Chiffre2Chiffre1 représente le score en abscisse (loyal/chaotique) et Chiffre2 le score en ordonnée (bon/mauvais).

Ainsi, je rangerais Joll Gomfore en -2.2 , donc chaotique clair et bon clair (en vrai il serait entre 2 et 1 en ordonnée, mais catégoriser = simplifier comme dit plus haut), et Crystale en -3.0, donc chaotique extrême et neutre. (limite je pourrais inventer le -4 tant elle est chaotique, mais bon, catégoriser = simplifier etc)

Pour ceux qui veulent des exemples mais ne me lisent pas, Dark Vador serait en 2.-2 , donc loyal clair et mauvais clair, Rick Grimes serait en 0.1 , donc neutre et entre neutre et bon, et Tyler Durden serait en -3.0 donc chaotique absolu et neutre.

Voilà pour ma grille perso ^^

J’espère que cet article vous a permit d’y voir plus clair, si vous avez besoin de plus d’exemples pour illustrer les choses, il y a la version vidéo ici :

Les Alignements (version vidéo 1)

Sur ce, je vous souhaite une bonne création, à plus!

 

Comment Créer un Personnage (spécial geek)

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Certains d’entre vous ont peut-être des soucis pour créer un personnage, que ce soit physiquement, moralement ou contextuellement (son histoire, tout ça).
Si vous aimez jouer à des jeux vidéos (ce qui est le cas pour a majorité d’entre vous je parie), vous allez être servis.

Une astuce à la fois ludique, simple, rapide et ultra efficace.

Vous devez simplement réutilisé le travail que vous fournissez déjà sans pour autant vous en rendre compte, car vous créez déjà des personnages!

Mais oui, dans Skyrim, Final Fantasy XIV, Reckoning, Mass Effect, World of Warcraft, etc, vous utilisez bel et bien l’outil de création de personnage pour offrir un physique à ce dernier. Puis le roleplay vous pousse à lui créer une mentalité et une histoire.

Vous créez par exemple une rougegarde dans Skyrim, né à Bordeciel, qui y revient après la mort de son père pour rejoindre la confrérie noire après s’être versé dans les arts obscurs de la magie. Un personnage qui n’a de pitié pour personne mais sait rester pragmatique quand il faut par exemple être sournois.

Et bien, voilà un beau travail bien fournis et travaillé au cours du jeu!

Ne gâchez pas un personnage stylé qui vous tient à cœur et vous à demandé de la réflexion. La seule chose à faire, votre seul « effort » consistera à l’adapter à l’univers et l’histoire de votre fiction.

Vous devrez donc, déjà, modifier la race dudit personnage pour lui donner une race inventée (je l’espère) dans votre fiction, la plus proche, sur le fond ou la forme.

J’avais par exemple créé Firnyr Ghad’ist, des Chroniques de Salfia, en jouant à FFXIV, un miq’ote. Cette race d’humanoïde-chats n’est bien sûr pas dans les CdS, mais la race galter, humanoïdes avec des caractéristiques de lion/tigresse, s’en rapproche pas mal, par chance. Ainsi, Firnyr est devenu un galter au poil noir. Si dans FFXIV c’était un maître d’hast, il est devenu un lancier des îles jakamo exilé par sa tribu dans les Chroniques de Salfia, et je lui ai donné pas mal de réflexions à moi ainsi qu’une histoire unique. Simple, non?

Ensuite, comme dans l’exemple précédent, vous adapter l’histoire personnelle de votre personnage créé à votre univers. L’ex rougegarde gardera son père décédé et sa volonté de rejoindre des tueurs comme elle pour X raisons, par exemple.

Puis, il ne reste plus, grosso modo, qu’à trouver ce que ce perso vient faire dans l’intrigue de votre fiction, son rôle dans l’Histoire donc. Et le tour est joué.

Il vous est d’ailleurs possible d’utilisé l’outil de création de personnage de votre MMO ou RPG préféré pour vous assister dans la création d’un tout nouveau personnage. Si vous manquez un peu d’imagination et que le personnage reste abstrait pour vous, vous utilisez cet outil pour voir directement ce que ça donne. Les différentes coiffures ou teints etc pourront vous donner des idées, et le physique ainsi donné + le contexte du jeu pourront vous inspirer pour lui trouver une morale et une histoire personnelle.

Bref, même ceux qui ne sont pas des joueurs de tels jeux y trouveront leur compte (dans ce cas, reste à télécharger un MMO free to play assez lourd pour l’ordi, mais certains proposent leur éditeur de perso en ligne pour tester je crois).

A vous de jouer. (issou)

Sur ce, je vous souhaite une bonne création à tous les créateurs, et à plus! 😉

 

Comment Changer le Monde

Bonjour à tous les créateurs et bienvenue sur Tisseurs d’Histoires et de Mondes,

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superman

Comme vous le devinez au titre, je vais vous dire ici comment changer le monde, d’abord de l’édition et de la création, mais plus encore l’état d’esprit qu’il faut pour changer quoi que ce soit au monde en général.

De rien, c’est cadeau.

Récemment, je regardais une vidéo de Morgane Tryde qui parlait du manque de diversité ethnique chez les personnages principaux de littérature (cela touche aussi le cinéma etc) française (ou occidentale en général).

Certaines personnes s’en plaignent et trouvent injuste ce manque de représentation. On ne va pas discuter ici des raisons de tout cela, mais bien de comment changer ce problème ou n’importe quel autre que vous trouveriez dans le monde créatif.

C’est simple : créez ce qui manque vous-même. A priori, personne ne compte le faire à votre place, alors autant mettre tout ce que vous aimeriez voir dans une oeuvre et la dévoiler au monde, l’offrir à la création.

Si tous ceux qui se préoccupent dudit problème ne créent pas et que tous ceux qui créent ne se préoccupent pas dudit problème, cela ne changera jamais. Si tous ceux qui trouvent qu’il manque de diversité ethnique/sexuelle etc dans les héros d’œuvres diverses créez une oeuvre qui pallie à ce manque, le problème sera réglé et les héros diversifiés seront une norme ou presque.

Certains me diront alors : « oui mais les maisons d’éditions nous demandent de changer les héros si nous le faisons ».
Oui. Je sais. Pourquoi croyez-vous que je vénère autant l’indépendance?
Les maisons d’éditions sont des entreprises donc cherchent le bénéfice avec le moins de risque.

Il va falloir arrêter de se laisser faire par ces entreprises qui paient 50 cents (je parle pas du rappeur) exemplaire vendu (avant impôt, je rappelle ça pour les français). Aujourd’hui, l’autoédition est à la portée de tous, bien que demandant plus de travail. S’il est plus facile de signer chez une maison d’édition qui s’occupe de tout, il est aussi plus facile de subir leurs règles. Vous êtes chez eux et vivez selon leurs lois. Logique.

La liberté a un prix.

Mais si les auteurs se mettent de plus en plus à l’autoédition (pour « comment s’autoéditer », j’en parle dans mes articles/vidéos) et donc font rentrer cette façon de faire dans les mœurs, voire que l’on crée des moyens de communication tous ensembles en entraide, voire une maison qui prendra plus de risques, alors les œuvres seront libres de censure (ou presque).

Je serai ravi, quand j’aurai une plus grande notoriété, de parler de vos œuvres autoéditées pour vous aider à vous faire connaître.

Pensez de façon proactive. C’est bien de râler après les problèmes, mais ça ne change rien. Si quand vous voyez quelque chose qui manque dans un domaine où vous êtes compétents -ou qui vous tient à coeur- vous le créez/changez, alors les choses changeront.

Voilà pour tous les soucis que pourriez avoir avec la littérature, le cinéma, le jeu vidéo.

A vous de jouer.


Sinon, une vidéo exclusive à la chaîne youtube est sortie récemment, j’y démontre les bases d’un roman/d’une histoire et vous donne de bons outils pour vous aider à écrire 😉 :
Bases d’un Roman + Outils

Allez-y Doucement

Bonjour à tous les créateurs et bienvenue sur Tisseurs d’Histoires et

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Aujourd’hui, dans la continuité des articles précédents, nous allons voir comment démarrer un univers simplement, une histoire, un ensemble de personnages, une langue inventée, etc.

Tout cela avec la formidable technique du petit-à-petit. OUI!

C’est une erreur commune quand on débute, on croit que l’on peut/doit tout créer d’un coup. Pour faire une carte de fantaisie par exemple, on croit qu’on peut inventer tous les territoires d’un coup, avec chaque relief, chaque culture, etc. Ça ne marche pas, sachez-le.

La technique du petit-à-petit permet de ne pas s’embrouiller dans la création du tout, de ne pas embrouiller le lecteur/joueur/spectateur, et de garder le fun dans la création, car c’est important ^^.

Vous allez donc mettre en place uniquement c’est qui est utile au début, ce dont vous avez besoin. L’endroit où se passe la/les première scène, les personnages qui y sont, les caractères qu’ils démontrent lors de leurs échanges. Si au début les personnages ne parlent pas politique, vous n’avez pas besoin de déterminer tout de suite leur orientation politique, vous verrez plus tard. Par contre, un personnage au caractère soupe-au-lait, ce sera une chose à déterminer immédiatement parce que cela ressortira dans ses échanges avec les autres.

Pour ceux qui se la jouent Tolkien et veulent créer une langue pour leur SF/fantaisie, comme moi d’ailleurs, c’est une technique obligatoire. Vous ne pourrez évidemment pas créer les milliers de mots d’une langue ainsi que toutes les règles grammaticales et de conjugaison d’un seul coup. Alors, c’est simple, vous attendez de mettre un dialogue dans la langue concernée et vous inventer les mots/règles nécessaires pour ce dialogue. Et vous gardez un dossier où vous classez toutes les règles/mots dans différents fichiers. On parlera du rangement dans un futur article, ce sera utile, vous verrez.

Idem pour la logique des pouvoirs. Si un perso utilise le feu au début, vous créez la logique de l’utilisation des pouvoirs élémentaires et le pourquoi du comment les persos peuvent utilisez leur pouvoirs. Par contre, si personne n’a besoin d’être guérit au début, vous inventerez la logique de régénération plus  tard ;).

Pour créer un scénario, vous pouvez commencer en inventant le méchant et pourquoi il agit, et pourquoi les héros se trouveront à tel endroit à tel moment. Pas obliger de savoir tout de suite comment les héros se retrouveront dans la trame principale, ça viendra.

Idem pour la carte, je pense que vous avez compris la logique du petit-à-petit. Si vous voulez des exemples un peu plus poussés, allez voir la vidéo éponyme sur la chaîne youtube, en lien tout en haut à gauche du blog.

Allez-y doucement et le reste viendra après. De cette façon, vous créer de manière casi-constante et c’est super agréable!

Bonne création à tous, à plus!