Où Partager Vos Oeuvres?

Bonjour à tous les créateurs et bienvenue sur Tisseurs d’Histoires et de Mondes,

LE blog des créateurs indépendants.

Créer, c’est bien, mais ceux d’entres vous qui s’y sont mis depuis plus ou moins longtemps ressentent probablement l’envie d’être lus/joués/regardés. C’est vrai, créer a moins d’intérêt si on est le seul à apprécier notre oeuvre.

Partager est donc naturellement l’étape suivante, que ce soit pour avoir des critiques et s’améliorer, tester un prototype/une idée, ou carrément se faire connaître à grande échelle pour vendre ses œuvres et tenter d’en vivre.

La question est alors simple : où partager mes œuvres?

Et ben, vous avez la chance d’être sur un excellent blog, ainsi je m’en vais vous donner les principaux sites/outils de partage pour le jeu vidéo, les métrages, le roman et les bandes dessinées.

Les voici :

Du côté du jeu vidéo, on a d’abord itch , probablement le plus connu des sites de partage gratuit pour ce média. Il permet même aux amateurs de partager leur jeu, complet ou partiel, sans condition particulière. Excellente option pour tester une démo de votre jeu, ce que fait d’ailleurs la Développeuse du Dimanche que j’avais cité dans un ancien article. Vous pouvez choisir de mettre un prix précis sur votre jeu (classique) mais aussi de le laisser gratuit ou de permettre aux gens de faire un don de la valeur qu’ils désirent pour vous remercier, tout simplement. Un site vraiment « indie friendly » pour citer mon abonné Nighten, bien que j’essaie généralement d’éviter les anglicismes.

Vous avez aussi el famoso (pas de problème pour l’espagnocisme, issousteam , plateforme incontournable de la vente de jeux vidéos sur ordinateur. Le coût pour publier son jeu est de 100$, environ 80 euros donc, et les 30% ponctionnés par steam sont réduits jusqu’à ce que vous ayez récupérée votre mise initiale. Steam possède une énorme communauté, mais il faut savoir que beaucoup de jeux se perdent à cause de la concurrence nombreuse et des jeux trop basiques publiés qui repoussent les joueurs. Je vous conseille donc cette vidéo que m’a partagé Nighten, l’abonné sus-cité.

En troisième choix vous avez gamejolt , un site de partage qui a la réputation de bien communiquer et de pouvoir mettre en avant les jeux qui marchent bien. Il vous permet de choisir le modèle économique de votre jeu. C’est un site que je ne connais pas trop, itch reste la base pour le partage de jeux vidéos.

Du côté des métrages, films et séries, on a l’habituel youtube , mais encore dailymotion et vimeo , bref les sites de partage de vidéos habituels. Si vous faites quelque chose de borderline, opter pour pewtube ou rutube s’avérera une bonne initiative puisque ces sites ne sont pas censurés.

Vous pouvez aussi vous dirigez vers les sites de financement participatif tels ulule , pour financer vos oeuvres voire les vendre. Certains, en effet, demandent une certaine somme pour faire leur film et ne mettent le film en question qu’à disposition des donateurs. C’est un moyen.

Concernant les romans, il y a du choix. Le classique wattpad a su séduire la toile et possède une communauté clairement significative. C’est le premier site de partage d’écrits que l’on conseille en général, mais pas nécessairement le meilleur choix. En effet, beaucoup d’amateurs écrivains sont en réalité des jeunes adolescentes qui couchent (haha) sur le papier leurs fantasmes via des fan fiction sur leur boy band préféré. Les plus motivées écrivent des trucs à la Twilight. Quand la majorité des écrits disponible sur un site sont de ce genre, cela attire forcément une majorité de lectrices de ce genre. Ainsi, publier votre space opéra matrixien risque de ne pas attirer grand-monde. Les Chroniques de Salfia en ont fait les frais. Ceci dit il est utile de rappeler que ces sites étant gratuits, il ne coûte pas grand-chose d’y publier vos oeuvres, ne sait-on jamais.

Vient alors fyctia , un site de partage d’écrits gratuit, semblable à wattpad.

Il y a aussi scribay , qui a la particularité de lancer régulièrement des défis aux écrivains, ce qui peut être amusant et utile pour bâtir une communauté, peut-être.

Le dernier site de partage pour écrits que j’ai à vous donner est de plume en plume , un nom sympa pour un site qui vous propose de sécuriser vos œuvres moins cher qu’ailleurs, bien que cette dernière affirmation reste bien entendu à vérifier.

Pour partager vos Bandes Dessinées, vous avez assez peu de choix, ou alors c’est moi qui connait pas trop.

Il y a d’abord glory owl (issou), qui permet surtout, de ce qu j’en ai vu, de partager deux-trois cases comiques, d’un humour plutôt gras ou noir. A voir.

Le site amilova a su faire sa place dans le game, mais attention car il possède certains critères concernant la publication de vos chères BD. Elles seront en effet évalués par un membre du staff avant diffusion. Ce site permet notamment de vendre vos œuvres et son côté strict permet aux lecteurs d’être sereins concernant la qualité des œuvres, donc de vous apporter du public de qualité.

Le célèbre site devian art permet principalement de partager des dessins, mais vous pouvez très bien y publier vos planches et vous construire une communauté ainsi.

Et pour finir, si vous êtes un simple amateur de BD et/ou que vous cherchez juste à tester votre oeuvre, le site BDamateur vous permettra de publier vos œuvres, quel qu’en soit le genre et sans conditions repoussantes.

 

Voilà donc pour ce topo sur les sites de partage d’œuvres, vous savez où aller désormais! (du moins je l’espère)

N’hésitez pas, partager vos œuvres est indispensable pour vous faire connaître (notamment pour de l’autoédition) et prendre au sérieux votre création. Ne craignez pas les critiques, ces sites sont des communautés de passionnés, pas un forum JVC X)

Si vous voulez un avis sur votre oeuvre, je reste bien sûr à disposition. Et je serais ravi de la partager pour vous aider à vous faire connaître (plus tard, vu la petite audience que j’ai là vous ne gagneriez pas grand-chose).

Sachez aussi qu’un discord va être créer pour nous permettre à tous d’échanger au quotidien!

Sur ce, excellente création et à plus 😉

 

Comment S’organiser en Ecriture

Bonjour à tous les créateurs et bienvenue sur Tisseurs d’Histoires et de Mondes,

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Aujourd’hui, tâche un peu technique, on va voir comment on peut ranger ses dossiers de création en vue de développer un scénario cohérent et un minimum complexe.

Perso, j’ai commencé mon premier roman en l’écrivant dans un seul fichier, avant de me rendre compte que ce serait bien plus pratique de créer un fichier par chapitre. Et aussi de noter pas mal de choses concernant le déroulement du scénario, histoire 1) d’éviter les incohérences 2) de savoir vers où je vais 3) d’éviter de perdre du temps en relisant tout un chapitre pour chercher une simple info.

Sachez tous que s’organiser permet toujours de gagner du temps et de mieux savoir où l’on va, en bref de mieux réussir, quoi que vous fassiez.

Ici, je vais faire simple et concis, contrairement à la vidéo qui s’étale plus (comme toujours).

Faîtes tout d’abord un dossier pour l’oeuvre qui serait :NomOeuvre: . Dans celui-ci seront rangés les chapitres, par fichiers, eux-mêmes à l’intérieur de dossiers d’actes, de parties, si vous découper votre roman de cette façon.

Faîtes ensuite un dossier pour toutes les informations concernant votre oeuvre, un dossier qui sera uniquement pour vous, le créateur, certainement pas pour le lecteur. Nommer le dossier ainsi ; Dossiers :NomOeuvre: .

Dans celui-ci seront rangés d’autres dossiers, que voici :

Un dossier pour la langue inventée, si vous en créée une. Dans ce dossier il y aura des fichiers conjugaison, grammaire, pronom, verbes infinitifs, logiques de la langue, etc.

Un dossier pour les fiches de personnages, ainsi que leurs dessins ou représentations si vous en avez.

Un dossier pour l’univers, ainsi que toutes ses logiques, cultures etc (si votre univers est fictif).

Un dossier pour les renseignements. Si vous faîtes une histoire dans le monde réel, vous y mettrez les cartes des lieux utilisés, aux époques utilisés, tout cela se trouve sur le net. Ajoutez à cela tous les renseignements nécessaires, comme les situations politiques et cultures de l’époque et lieu où se passe votre histoire. C’est nécessaire surtout si vous voulez être fidèle à l’Histoire.

Un dossier inspiration. Vous y mettrez tout ce qui vous inspire, des musiques aux images (on parlera plus en détail de comment s’inspirer, ne vous en faîtes pas).

Un fichier avec vos idées en vrac, avant qu’elles ne soient couchés par écrit, mises en place.

Un fichier/dossier où vous résumerez ce qui se passe pour chaque personnage dans l’histoire. Ce n’est pas obligatoire, mais si votre histoire est assez complexe et que vos persos partent dans tous les sens (genre Game of Thrones) ce sera bien utile pour vous remémorer les événements rapidement et rester cohérent.

Et voilà. Avec tout cela, les choses seront nettement plus claires pour vous et vous pourrez ainsi avancer à pas rapide et confiant vers la fin de votre oeuvre, ce sera bien plus agréable 😉

Bonne création à tous, à la prochaine 😉

La vidéo pour ceux qui veulent plus d’infos sur ce rangement.

Comment Garder la Motivation d’Ecrire?

Bonjour à tous les créateurs et bienvenue sur Tisseurs d’Histoires et de Mondes,

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En voilà une bonne question pendue à pas mal de lèvres.

 

Selon des statistiques relativement récentes, 1/5 français aurait un livre en cours d’écriture. Ces stats nous montrent par ailleurs qu’il s’agit souvent d’UNE française, l’écriture ayant donc une prédominante féminine. Pas vraiment étonnant selon moi. Ceci dit c’est bien l’homme que je suis qui tient ce blog et qui va vous éclairer autant qu’il le peut sur la motivation à l’écriture.

Si bon nombre de personnes (plus de 10 millions de français selon ces stats) se lancent dans la création de contenu littéraire, il semblerait bien que peu d’entre eux arrivent au bout de leur oeuvre. LA question est donc :

 

Pourquoi? (toute ressemblance avec un youtubeur célèbre s’avère fortuite)

Une question qui ne sert pas à grand chose comme vous pouvez le constater, car la réponse est dans le nom de l’article : le manque de motivation. Cette douce sensation qui accompagne nos premiers pas dans la mise en page de notre bouquin finit malheureusement par s’estomper si on ne sait comment la conserver. Le début est forcément agréable, on commence à créer notre oeuvre, notre monde et nos personnages. Un moment qui possède un charme, une certaine magie.

Et je vous assure que cette magie peut rester.

 

1)

La première raison de démotivation que je peux cibler (j’en suis pas mal victime pour La Légende du Marin Pourpre, mon autre roman), est le découragement dû à la complexité de ce qui nous attend.

En effet, il peut être simple de commencer à mettre en place la base de notre univers, la base de notre scénario, alors que la suite s’avère être ardue. Tout simplement parce que partir de rien n’est pas difficile en écriture. Alors que quand on a déjà des personnages, une logique, des événements etc, il faut accorder le tout, surtout si l’on a un scénario complexe.

 

Diverses choses sont à savoir si c’est votre cas. (si cela ne vous est jamais arriver, ça viendra)

 

Premièrement, ON DESTRESS! Calmez-vous, posez-vous un instant, détendez-vous et réfléchissez à tête reposer. C’est comme en maths, il faut éclaircir le problème pour le résoudre plus aisément. Les choses, surtout en écriture, paraissent souvent plus compliquées qu’elles ne le sont. Avancez étape par étape, et ça ira tout seul. Si vous essayez de tout régler d’un coup ça va être dur. Occupez-vous de l’univers et de son fonctionnement (là les auteurs d’heroïc fantasy commencent à transpirer XD), puis des personnages, puis du scénario.

L’univers tout d’abord. Inutile de chercher à tout mettre dès le premier roman(oui parce que si vous avez un univers complexe je suppose bien qu’il tiendra sur plusieurs tome…). Regardez les autres oeuvres célèbres, du Seigneur des anneaux à Riddick en passant par Witch Song ou Les Chevaliers d’Emeraude, le premier tome/film est simple, et c’est dans le 2ème et les suivants que cela se complexifie chacun à son rythme. Il y a certes des exceptions, comme Game of Thrones, mais tout le monde ne peut pas être George Martin, sans oublier que ce dernier avait de l’expérience avant cette série de roman, et qu’il sait sans doute comment tout simplifié pour son esprit. D’ailleurs, si on décortique bien, l’univers et le scénario de GoT n’est pas si compliqué. Il suffit encore une fois de se poser et de comprendre pour voir qu’il s’agit de chose simple avec le recul.

Le recul, mémorisez bien ce mot. Si une idée vous parait complexe, alors sauvegardez et arrêtez pour le moment. Dans la journée et le lendemain votre esprit assimilera les choses si vous y pensez et vous simplifierez automatiquement les choses.

 

Deuxièmement, allez-y mollo. Lisez d’autres oeuvres, de préférences du même genre que ce que vous faîtes. Vous remarquerez dans presque tous les cas, avec, encore une fois, un minimum de recul, que ces auteurs ne se cassent pas la tête. Que ce soit dans Le seigneur des Anneaux, dans Star Wars, dans Witch Song, dans Les Chevaliers d’Emeraude, dans Hunger Games, dans Divergente, dans Saint Seiya… Leurs scénarios sont  simples! Vous n’êtes pas forcés de faire du compliqué pour plaire, d’ailleurs de nos jours surtout les gens aiment la simplicité et ne pas se casser la tête, sinon la télé-réalité ne serait pas là. Idem pour l’écriture. Certains écrivains mettent un vocabulaire de pur malade dans leur livre, c’est certes impressionnant, mais est-ce vraiment utile? Dans certains cas comme Witch Song d’Amber Argyle, oui, car cela donne son ambiance au roman. Mais dans la plupart c’est de la poudre aux yeux, même si le livre reste très bon. Alors si vous n’êtes pas avocat et que vous désirez écrire, ne vous en privez pas! Tout le monde peut écrire avec un minimum syndical de vocabulaire (il n’y a qu’a voir moi…). Je vous le dis comme je le pense. Un lion n’a pas besoin de vous dire qu’il est dangereux, seul ce petit caniche hargneux en a besoin. Pareil pour les écrivains. On reconnaîtra un bon écrivain par son scénario et univers maîtrisés, ses personnages, leurs rapports et développement(#Nonpoint), la façon dont il transmet ses idées et le but de son oeuvre etc. Un langage d’avocat ne changera pas le fond de votre oeuvre.

 

2)

La deuxième raison conduisant à cette fichue démotivation que je peux cibler (j’en ai été victime au début) est la précipitation. Ce sujet mérite un article entier si non plusieurs, que je ferai un jour soyez-en certain. Nous voulons toujours allez trop vite dans tout dans la vie. Et l’écriture ne fait pas exception (désolé ma chérie, rien de personnel tu comprends…). Plusieurs raisons sont en cause.

 

On a premièrement la volonté de finir vite son roman. Que ce soit dans l’espoir de rapidement gagner de l’argent (faîtes pas genre) ou tout simplement pour le plus vite possible avoir sa belle oeuvre adorée dans les mains et la fierté qui l’accompagne, on veut conclure le roman. Vite. Quick. Rapido. Maaaaaaaaiiiiiiiiss…. Non. Pas moyen les gens. On peut pas terminer un roman en moins de deux mois Il faut du temps. Le temps d’écrire. Le temps d’avoir des idées qui viennent, l’inspi c’est pas sur commande. Le temps de corriger les fautes d’ortho-grammaire. Le temps de corriger les incohérences qui nous font tant ch*** en tant que scénaristes. Le temps d’arranger les choses et les mettre en page, comme par exemple la carte du monde ou le lexique. Alors non, vous ne pouvez finir votre bouquin et annoncer fièrement à ceux qui doutaient de lui que vous l’avez bouclé. Il va falloir être patient. Mais profitez du processus plutôt que de vous focalisez sur le but. C’est si bon de mettre ses idées dans une oeuvre et de faire vivre ses personnages…

 

On a deuxièmement ensuite, la volonté (c’est surtout celle-là dont j’ai été victim…#Nonpoint°2) d’aller à l’essentiel. Vous voyez probablement de quoi je parle. Oui oui. Ce moment épique que vous voulez écrire, cette dispute et se changement de camp de ce perso badass, cette révélation sur le scénario, cette apparition de votre perso préféré… Eh bien il faut savoir mettre son mal en patience (je hais ce mot) et faire les liens. Par faire les liens j’entends écrire tout ce qu’il y a entre ce moment A que vous appréciez, et ce moment B que vous attendez avec autant d’impatience (j’aime ce mot-là en revanche). C’est parfois dur de trouver des idées (il y aura un article sur l’inspiration so don’t worry) mais cela vient à un moment ou un autre. Ne vous inquiétez pas pour votre idée géniale en suspens, vu comme vous l’adorez, vous ne risquez pas de l’oublier…

 

3)

La troisième raison de démotivation que je peux cibler est un poison qui nous touche, beaucoup d’entre nous si ce n’est tous. Cette p***** de confiance en soi! Alors je vais y aller direct :

 

Premio, certains se disent qu’ils n’en sont pas capable. Je déteste entendre ça. SI d’autres le fait, vous n’êtes pas plus bête, vous pouvez le faire. Regardez JK Rowling. Elle n’est pas une surfemme. C’est simplement une femme qui a décidé d’écrire dans un moment dur de sa vie. Elle a donné naissance à ses personnages (pas très complexes d’ailleurs, comme quoi inutile d’aller chercher hyper loin pour être efficace), elle a coucher sur le papier son univers qu’elle a complexifié pas à pas, et elle a fini avec une série de roman à succès! (Harry Potter pour les caverneux). Toutes les célébrités autant qu’elles sont, des écrivains aux chanteurs en passant par les catcheurs et les acteurs, sont des êtres humains tous ce qu’il y a de plus normaux. Chacun a son histoire, ses problèmes, ses défauts… Ils ont juste fait leur truc. A vous de faire le vôtre.

 

Deuxio, on peut trouver certains passages, voire beaucoup, de notre roman niais, vides ou incomplets. On a alors l’impression d’être un amateur qui fait un travail pas sérieux sur une oeuvre qui au fond ne vaut rien.

FAUX! (encore une fois, toute ressemblance avec un youtubeur célèbre s’avère fortuite)

Vos idées sont bonnes, il faut juste décerner le bon du mauvais. Il y a du bon en tout, comme du mauvais. Alors si le pitch de votre scénar semble niais, analysez pourquoi. Vous finirez par trouver ce qui cloche. Et pour répondre à votre question silencieuse, oui, il y a quelque chose qui cloche, ou vous n’auriez pas cette sensation. Ce qui est niais vient souvent d’un truc un peu bête du scénario ou d’un dialogue niais. Changez alors ce dialogue et tout ira bien, ça m’est arrivé et après correction on se sent bien d’avoir une oeuvre qui ne laisse rien au hasard. Pour cela gardez en tête que ce que vous écrivez, la première fois comme les suivantes, n’est pas figé. Oui, vous le modifierez plus tard, un bouquin c’est pas un statut facebook! Faites attention aussi au plagiat, ou aux ressemblances trop grandes. Si vous en avez l’impression, c’est souvent que c’est le cas.

Si un passage vous semble vide, c’est souvent aussi que c’est le cas. Mais attention, c’est aussi très trompeur! Relisez-le, et analysez pourquoi il est là. Parfois on se dit que c’est pour rien, alors qu’en fait l’utilité est d’apprendre un truc sur l’univers, un personnage ou autre au lecteur. Alors que nous, en tant que créateur, on le sait déjà pour sûr! Ce qui donne au bout du compte l’impression que ça sert à rien, qui est dans ce cas fausse.

Ensuite, si un passage vous semble incomplet, c’est probablement parce qu’il manque une idée à vous, un dialogue, une précision, ou des détails. Relisez et rajoutez ce qui a besoin de l’être.


Troisio, on peut penser que notre oeuvre manque d’originalité, voire que l’on a rien a apporter au monde de l’écriture (ou autre si vous  faîtes autre chose). Alors si votre scénario, vos personnages, votre univers, vous semblent bateau, c’est probablement à cause d’une impression de déjà vu. Il faut alors rajouter ce qui fera de votre idée une idée différente, pas forcément en tous points, mais au moins sur un.

Un exemple perso que vous pouvez constater. Dans les Chroniques de Salfia, on a le monstre marin gigantesque Sahon (petit spoil sur le chapitre 4, mais c’est le pitch de base alors pas grave). Tous ceux ayant joué à Final Fantasy X feront le rapprochement! Je ne m’en cache pas, c’est de là que vient l’idée, d’où le nom de la bestiole (=péché). Mais il n’y a pas que cela, loin de là! Il y a aussi Doln sur terre, l’éventuel démon des cieux, le lien avec La Faille etc. C’est tout ce pitch là qui rend le scénario original, quels qu’en soient les inspirations externes.

Bien sûr que votre oeuvre est inspirée directement ou non d’une ou plusieurs autres! Comme tout le monde voyons. On se base sur se que l’on connait.

Ensuite il y a la question de ce que l’on a a apporter à la littérature. Il n’y a pas que le scénario qui peut faire cela.

Exemple n°1: Walking Dead. Des survivants à une invasion zombie. Scénario original? Euh… Non. Mais l’interprétation des zombies, les personnages et leur relations et psychologies rend cette oeuvre différentes!

Exemple n°2: HP Lovecraft. Il n’avait pas de scénario dantesque, mais son style a créée un nouveau genre de littérature.

Exemple n°3: L’autobiographie de Chris Jericho. Les autobiographies de catcheurs, y en a un paquet! Pourtant celui-ci a plus fait parler de lui. Plus jeune, je connaissais son existence contrairement à celles d’Edge, Mick Foley, Batista, Shawn Michaels, Rick Flair etc. La raison est un humour qui parsème le livre et les événements racontés. Rien de bien incroyable, mais il a ajouté son petit truc.

Voilà 3 petits exemples qui me viennent comme ça. Sachez que je fais ce que je vous conseille, je sais ce que j’apporte. Pour les Chroniques de Salfia, qu’est-ce que j’apporte, moi?

Un scénario original tout d’abord. Des personnages anti-clichés pour la plupart. Un style d’écriture bien a moi, où j’insère mon petit mot d’humour externe en tant que narrateur là où les autres racontent l’histoire sans vous rappeler à aucun moment que c’est l’homme/femme qui vous raconte cette histoire. Une nouvelle vision sur la création de monde. En effet, j’ai remarqué que beaucoup de mondes sont créés, de Westeros à Spira, et pourtant, aucun d’entre eux ne pousse le principe plus loin. En effet, si l’on crée un monde, alors pourquoi autant de choses sont identiques au nôtre?

Bref, je sais ce que j’apporte au monde de la littérature. A vous de savoir ce que vous apportez. Il y a forcément une chose que vous pouvez apporter, aussi infime soit-elle, même si vous n’en avez pas l’impression. Ce sera peut-être un twist, un dialogue, un personnage, une ville, que sais-je…


 

Je conclurai donc cet article en vous disant d’écrire par plaisir surtout. Si vous voulez commencer un nouveau roman un plein milieu d’un autre, pourquoi pas? C’est l’occasion de changer de registre, et de revenir vers le premier la tête pleine d’idée. Faîtes cependant attention à ne pas vous éparpillez à la moindre idée de scénario ou univers. Il est facile de se perdre. Il faut savoir faire la différence entre une envie et un caprice, si je puis m’exprimer ainsi.

Bonne création à tous! 😉

Les Alignements (création de personnages)

Bonjour à tous les créateurs et bienvenue sur Tisseurs d’Histoires et de Mondes,

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Quand on parle de personnages, il faut savoir qu’ils peuvent être rangés dans diverses catégories. Une façon de faire assez connue est la grille d’alignements.

C’est une grille de neuf cases, allant (en abscisse) de loyal à chaotique en passant par neutre et (en ordonnée) de bon à mauvais en passant par neutre. (abscisse = horizontale & ordonnée = verticale, ndla)

Les caractéristiques en question sont, tout compte fait, assez simples.

Bon. La bonté d’un personnage se mesure à sa tendance à faire des choses bienveillantes, sauver des gens, aider des inconnus, sauver le monde etc. C’est donc un personnage relativement « gentil ».

Mauvais. La méchanceté d’un personnage se mesure à sa tendance à faire des choses malveillantes, vouloir détruire le monde, réduire les royaumes en esclavages, abuser sexuellement d’un autre personnage, ce genre de joyeusetés. C’est donc un personnage relativement « méchant ».

Neutre (en ordonnée). La neutralité, au sens de l’axe bon/mauvais, se mesure à la non-tendance d’un personnage à être bienveillant ou malveillant. Il est entre le « gentil » et le « méchant », soit parce qu’il agit au cas par cas (par égoïsme par exemple), soit parce qu’il est détaché de l’intrigue.

Loyal. La loyauté d’un personnage se mesure à sa tendance à respecter la hiérarchie de façon volontaire, à suivre des codes bien précis en rapport avec les normes/règles/lois de l’univers dans lequel il est. C’est donc un personnage relativement « stable ».

Chaotique. Le chaos (rien à voir avec le 9ème élément dans les Chroniques de Salfia 😉 ) d’un personnage se mesure à sa tendance à ne pas respecter la hiérarchie, les lois et règles. Il agit soit sans prendre les règles diverses en compte, soit justement en faisant en sorte de les bafouer. C’est donc un personnage relativement « instable ».

Neutre (en abscisse). La neutralité, au sens de l’axe loyal/chaotique, se mesure à la non-tendance d’un personnage à respecter ou non la hiérarchie, à suivre ou bafouer les règles/normes/lois. Il est entre le « stable » et l’ « instable », agissante au cas par cas vis-à-vis des règles et de la hierarchie, voire suivant ces dernières malgré lui.

Ce qui nous donne cette grille :

Personnellement, j’ai un faible pour les personnages chaotiques et neutres (dans les deux sens). Ce sont généralement les moins prévisibles et les plus profonds.

Cet outil permet donc de classifier de manière pratique et ludique des personnages pour mieux comprendre leur création et mieux en créer.
Dark Vador serait par exemple dans la case Loyal Mauvais, là où Rick Grimes serait en Neutre Bon et Tyler Durden en Chaotique Neutre.

Pour plus d’exemples et d’explications sur pourquoi tel personnage est dans telle case, je vous suggère la version vidéo, en lien en fin d’article.

A savoir que très souvent, les héros (surtout dans le cas des œuvres pour jeunes comme les shônens) sont des Loyal Bon. Quant aux antagonistes principaux, ils sont le plus souvent des Neutre Mauvais (un peu la case du méchant qui veut juste être méchant).

Donc si vous voulez être originaux, un héros Chaotique Bon et un méchant Loyal Mauvais permettrait de mettre quelques subtilité dans votre oeuvre, je pense. Bien sûr l’originalité peu venir d’ailleurs, ce n’est qu’une piste. Un personnage principal neutre (en ordonnée, donc ni bon ni mauvais) serait intéressant aussi.

Concernant cette grille, j’ai ma propre façon de l’utilité, plus précise et pratique. (plus précise sans trop l’être, car il faut garder à l’esprit que les catégories ont pour but de simplifier les choses, donc il faut passer par des simplifications, sinon il y aurait une case par personnage et ce serait peu utile…)

Il s’agit toujours d’abscisse et ordonnée, mais avec plus de positions possibles, en utilisant des scores de -3 à 3 dans les deux sens, ce qui permet au passage de noter cela dans la fiche de votre personnage sans fichier image. (même si vous pouvez juste mettre le nom de sa catégorie, la grille de base n’étant pas difficile à mémoriser)

Ainsi, -3 en ordonnée représente le mauvais absolu là où 3 représente le bon absolu. -3 en abscisse représente le chaotique absolu et 3 représente le loyal absolu.

On a donc 7 points/positions dans les deux sens.

0 représente le neutre.

-1 et 1 représentent une position d’entre deux, par exemple 1 en ordonnée donne un personnage pile entre le neutre et le bon.

-2 et 2 représentent une position claire, par exemple 2 en ordonnée donne un personnage bon.

-3 et 3 sont exceptionnels, représentent une position extrême, qui à elle seule défini le personnage ou presque. Par exemple 3 en ordonnée donne un personnage extrêmement bon, faisant tout pour agir bien en toute circonstance, un perso donc le premier truc que l’on dit de lui est qu’il est « gentil ». Cette note est vraiment à garder pour les exceptions, le Joker (dans Batman, ndla) aurait par exemple -3 en abscisse car il est absolument chaotique. -3 et 3 sont donc des notes qui ne doivent pas se balader dans vos persos et rester exceptionnelle, j’insiste là-dessus (à moins que vous n’ayez que des persos extrêmes, mais ce serait chaud bouillant)

On note donc en format Chiffre1.Chiffre2Chiffre1 représente le score en abscisse (loyal/chaotique) et Chiffre2 le score en ordonnée (bon/mauvais).

Ainsi, je rangerais Joll Gomfore en -2.2 , donc chaotique clair et bon clair (en vrai il serait entre 2 et 1 en ordonnée, mais catégoriser = simplifier comme dit plus haut), et Crystale en -3.0, donc chaotique extrême et neutre. (limite je pourrais inventer le -4 tant elle est chaotique, mais bon, catégoriser = simplifier etc)

Pour ceux qui veulent des exemples mais ne me lisent pas, Dark Vador serait en 2.-2 , donc loyal clair et mauvais clair, Rick Grimes serait en 0.1 , donc neutre et entre neutre et bon, et Tyler Durden serait en -3.0 donc chaotique absolu et neutre.

Voilà pour ma grille perso ^^

J’espère que cet article vous a permit d’y voir plus clair, si vous avez besoin de plus d’exemples pour illustrer les choses, il y a la version vidéo ici :

Les Alignements (version vidéo 1)

Sur ce, je vous souhaite une bonne création, à plus!